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Équipe Québec: Louis-Philippe Pelletier compte faire sa place

Équipe Québec: Louis-Philippe Pelletier compte faire sa place
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Le joueur de baseball québécois Louis-Philippe Pelletier prendra le chemin des États-Unis, vendredi, avec un objectif clair: se tailler une place avec Équipe Québec lors du camp d’entraînement et évoluer dans la Ligue Frontier pour la prochaine saison. 

L’ancien espoir des Astros de Houston, autrement connu pour son passage à l’émission de téléréalité «Occupation Double» en 2019, croit bien pouvoir percer cette formation issue d’une fusion exceptionnelle entre les Capitales de Québec et les Aigles de Trois-Rivières pour cet été.

«C’est un défi personnel, a-t-il résumé. Mon but est toujours le même: avoir du plaisir tout en pratiquant mon sport préféré.»

«Je suis prêt à tout, peu importe si je suis sur la formation partante ou si on m’utilise comme frappeur suppléant ou coureur suppléant», a ajouté Pelletier.

Âgé de 25 ans, le Montréalais semble avoir des chances légitimes de faire partie de l’équipe. C’est d’autant plus vrai alors que le joueur-étoile Dalton Pompey, qui évolue au poste de voltigeur comme lui, a dû quitter Équipe Québec après avoir conclu un contrat des ligues mineures avec l’organisation des Angels de Los Angeles.

«Je croyais déjà en mes chances d’être de la formation, mais c’est sûr que le fait de perdre Dalton Pompey, c’est peut-être une bonne chose pour moi et Jonathan Lacroix», a estimé Pelletier, sans toutefois se réjouir outre mesure de ce dur coup encaissé par Équipe Québec.

Avec son bon ami...

À propos de Lacroix, un autre voltigeur, sa place est pratiquement déjà assurée avec l’équipe dirigée par Patrick Scalabrini, ayant été préalablement embauché par les Capitales de Québec.

«Jonathan et moi sommes de bons amis, on a grandi ensemble, à l’école secondaire Édouard-Montpetit, puis avec les Orioles de Montréal, dans la Ligue de baseball junior élite du Québec (LBJEQ). On a un parcours semblable, on a été au même collège aux États-Unis (Seminole) et on a été repêché par la même équipe pro, les Astros», a rappelé Pelletier, qui rêve d’une aventure partagée avec son vieux complice.

En 2018, avec les Orioles, Pelletier avait d'ailleurs établi un nouveau record dans l’histoire de la LBJEQ en concluant sa saison avec une astronomique moyenne au bâton de ,515. Cet été-là, Lacroix se trouvait pour sa part dans les filiales des Astros, avec les River Bandits de Quad Cities, au niveau A.

«Ce n’est pas encore fait, mais ce serait une fierté pour moi de jouer avec Équipe Québec, a ajouté Pelletier. On veut faire partie de ça et on veut bien faire en équipe.»

Plusieurs Québécois en lice

En plus de Pelletier et Lacroix, d’autres Québécois sont en lice parmi une trentaine de candidats pour intégrer la formation, dont David Glaude de même que les lanceurs Sam Bélisle-Springer, Miguel Cienfuegos, David Gauthier et Dany Paradis-Giroux. Tous ces joueurs seront dans l’autobus qui se dirigera vers Albany, dans l’État de New York, pour le début du camp d’entraînement et la tenue de quelques matchs préparatoires.

Au terme des coupes, la saison d’Équipe Québec dans la Ligue Frontier commencera à Gateway, en Illinois, le jeudi 27 mai.

Le devoir de miser sur des Québécois

De par son propre passé, le gérant Patrick Scalabrini est naturellement sensible à la cause des Québécois, mais il n’entend pas pour autant distribuer les faveurs au moment de finaliser la composition de son club en vue de la prochaine saison de la Ligue Frontier.

«En tant que Québécois, je crois beaucoup à donner cette opportunité-là, indique le gérant d’Équipe Québec. Ceci dit, on veut offrir la chance à des joueurs québécois qui sont de calibre professionnel. On veut gagner des matchs et avoir une chance de se qualifier pour les séries.»

«Oui, on va essayer d’ajouter quelques noms québécois à notre casse-tête, mais ce sera vraiment à eux de mériter leur poste et de prouver qu’ils peuvent jouer à ce niveau-là», ajoute Scalabrini.

Donner une chance

Aujourd’hui âgé de 44 ans, Scalabrini a lui-même joué pendant près d’une décennie dans le baseball indépendant, dont cinq saisons avec les Capitales de Québec. C’est par la suite, à compter de 2010, qu’il est devenu le gérant.

«S’il n’y avait pas eu les Capitales pour me donner une chance comme ça, je n’aurais jamais joué pro, je n’aurais pas pu vivre tout ce que j’ai vécu dans ma vie», reconnaît le gérant qui, en 2005, a aussi évolué dans les filiales des Orioles de Baltimore.

À talent égal, on devine qu’il optera effectivement pour le joueur québécois au terme du prochain camp d’entraînement...