/news/politics
Navigation

Un collectif de Québec solidaire au banc des accusés

Coup d'oeil sur cet article

Issu de l’extrême gauche du parti, le Collectif antiraciste décolonial est accusé d’avoir créé un «climat toxique de militantisme» au sein de Québec solidaire. Ce week-end, le groupuscule fera face à une motion de blâme qui pourrait mener à son expulsion.  

• À lire aussi: Chicane interne: Québec solidaire veut blâmer son collectif antiraciste 

Depuis l’automne 2019, le collectif a multiplié les menaces, ultimatums, tactiques de dénigrement et mises en demeure envers le Comité de coordination national de QS. 

Le CAD a également associé le chef du Parti québécois et un journaliste de la presse parlementaire à la «faschosphère», en plus d’appuyer publiquement les propos anti-Québécois du professeur Amir Attaran. 

«Ce n’est pas une atmosphère que la majorité des membres de Québec solidaire apprécient. Et c’est ça, l’objet du débat en fin de semaine: quel climat de militantisme voulons-nous au sein du parti», explique en entrevue le co-porte-parole de la formation Gabriel Nadeau-Dubois. 

Lors du Conseil national, qui se déroule samedi et dimanche, les participants devront se prononcer sur une motion de blâme qui rappelle le collectif à l’ordre. Si celui-ci refuse de se conformer, le congrès de la formation pourrait ensuite être appelé à lui retirer son accréditation.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

QS, raciste?

En entrevue cette semaine avec le quotidien La Presse, la co-porte-parole du CAD, Ève Torres, a lié le blâme contre son collectif à la présence d’un racisme systémique à l’intérieur même de QS. 

M. Nadeau-Dubois réplique que, même si QS «n’est pas un parti parfait», les propos de Mme Torres ne reflètent pas ce qu’il entend chez ses collègues racisés, qu’ils soient députés, membres de la direction ou militants.

Plateforme électorale

Le Conseil national sera l’occasion pour la formation de gauche d’adopter les grands axes de sa plateforme électorale, en vue des élections de l’automne 2022. 

L’environnement sera toujours au cœur des priorités du parti, mais QS insistera pour présenter des actions «concrètes» afin de rejoindre des électeurs de tous les groupes d’âge. 

«Les jeunes sont conscients de la crise climatique. Notre défi dans la prochaine année sera de dire à ces jeunes: allez voir vos parents, vos grands-parents pour élargir le bassin de gens qui font de la question de l’environnement la priorité politique par excellence», dit M. Nadeau-Dubois. 

La formation veut aussi s’assurer de présenter une plateforme électorale moins touffue que par le passé, afin de mieux identifier ses priorités.