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Deux équipes qui doivent gagner

Maple Leafs vs Canadiens
Photo d’archives, Martin Chevalier Encore une fois, le Canadien devra espérer que son gardien fasse des miracles s’il espère faire un bout de chemin en séries éliminatoires.

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La série entre le Canadien et les Maple Leafs de Toronto se mettra en branle jeudi prochain et, d’ici là, tout le monde aura sa prédiction sur l’issue de ce choc très attendu. Je vais vous en faire une, moi, une prédiction : des têtes vont rouler chez l’équipe perdante.

Le Canadien n’a peut-être pas connu une fin de saison encourageante, il n’en reste pas moins que la barre a été placée très haute en début de saison et il est évident que l’objectif demeure de faire un bout de chemin en séries.

Du côté des Leafs, plusieurs les voient atteindre la finale de la Coupe Stanley et peut-être même l’emporter. Ils sont les grands favoris pour l’emporter face au Tricolore et la pression est de leur côté. Une autre défaite en première ronde ajouterait l’insulte à l’injure dans la Ville Reine.

DES LACUNES

Les Leafs comptent sur le meilleur franc-tireur de la LNH en Auston Matthews et le duo qu’il forme avec Mitch Marner est l’un des plus redoutables de la LNH. Assurément, en attaque, on peut donner l’avantage à la formation torontoise.

En défensive ? C’est plus serré. Malgré tout ce qu’on dit de la brigade de défenseurs des Leafs, ils avaient tout de même alloué 24 buts de moins que le Canadien en date d’hier et venaient au sixième rang dans toute la LNH pour le nombre de buts concédés.

Certains donnent encore l’avantage au Canadien à ce niveau, mais les chiffres démontrent que les défenseurs des Leafs ne sont pas piqués des vers.

On en revient donc, encore une fois, aux gardiens de but. Plus ça change, plus c’est pareil, mais le Tricolore devra espérer que Carey Price soit au sommet de son art s’il désire non seulement battre les Maple Leafs, mais aussi faire un bout de chemin par la suite.

Puisqu’il s’agit du plus gros point d’interrogation à Toronto. Frederik Andersen revient à peine d’une blessure et il n’est toujours pas clair si ce sera Jack Campbell ou lui qui obtiendra le départ lors du match no. 1 de la série.

Mais encore là, on en revient à des « si ». On ne sait toujours pas dans quel état physique Price reviendra et l’histoire récente démontre que de se rabattre sur son gardien pour gagner n’a pas rapporté beaucoup de résultats.

QUI FAIRE JOUER ?

Pour le reste, comme je le disais dans ma chronique de la semaine dernière, ce sera à Dominique Ducharme de prendre les meilleures décisions possible. Tout le monde a son opinion en ce moment sur qui devrait ou ne devrait pas être en uniforme jeudi pour le premier match de la série.

Pour moi, Cole Caufield doit jouer. Le jeune ne semble pas intimidé. Le Canadien n’arrête pas de marteler que l’avenir est rose et que ça passe par la jeunesse. Si on décide de laisser Caufield de côté, il faudra peut-être revoir le message...

À l’arrière, j’ose espérer que Jon Merrill regardera le premier match depuis les gradins. À mon humble avis, Xavier Ouellet fait un meilleur travail que lui et mérite davantage sa place dans l’alignement si Shea Weber demeure sur la touche.

AVANTAGE TORONTO

Difficile donc de ne pas avantager Toronto. Je pense qu’ils l’emporteront en six parties et je le dis sans trop d’hésitation.

Personne n’a réussi à me convaincre que le Tricolore avait réellement des chances de créer la surprise. J’ai plusieurs amis qui continuent d’y croire, mais c’est drôle : quand je leur demande de mettre un petit billet de 5 $ sur la table, ils se défilent.

C’est à se demander s’ils y croient vraiment !

- Propos recueillis par Kevin Dubé

Les échos de Bergie

LE CH L’A ÉCHAPPÉ

Le Canadien s’est retrouvé au beau milieu d’une tempête cette semaine lorsque, samedi dernier, il n’a habillé aucun joueur québécois pour la première fois de son histoire. Honnêtement, quelqu’un au sein de l’organisation l’a échappé royalement. Tout ça aurait pu être évité en insérant Xavier Ouellet dans l’alignement. Je n’arrive pas à comprendre comment c’est possible que personne n’ait pensé à ça, y compris les dirigeants québécois de l’organisation. En errant de cette façon, l’équipe s’est exposée à la critique inutile dans un moment où elle n’en avait clairement pas besoin. Toute la semaine, on a remis en question l’apport des dépisteurs au Québec de l’équipe, de l’intérêt de Trevor Timmins envers les joueurs québécois et au fait que les quelques Québécois dans l’organisation n’ont même pas été repêchés par l’équipe. Je le répète : personne n’y a pensé à l’interne ? Personne ? Incroyable.

VEGAS POUR LA COUPE

Je pense que c’est finalement l’année des Golden Knights de Vegas. Ils possèdent probablement la meilleure brigade défensive dans la ligue, mais surtout le meilleur duo de gardiens de but. J’ai d’ailleurs hâte de voir comment on va gérer cette situation chez les Knights. Marc-André Fleury a connu une saison magistrale, tout comme Robin Lehner. Cela étant dit, je m’attends à plusieurs surprises cette année. Est-ce que les Panthers seront en mesure d’éliminer le Lightning de Tampa Bay en première ronde ? Chose certaine, Jonathan Huberdeau et sa bande ont démontré qu’ils étaient sérieux tout au long de la saison régulière.

LA VALSE DES ENTRAÎNEURS

Quelques postes d’entraîneurs sont disponibles dans la LNH et je m’attends à ce que plusieurs autres le deviennent au cours des prochaines semaines. Cette semaine, les Rangers de New York ont montré la porte à David Quinn. Pas de doute que les curriculum vitae vont s’empiler sur le bureau de Chris Drury puisque tout le monde veut aller diriger dans la Grosse Pomme. Je me demande si Patrick Roy et Bob Hartley ne seront pas de sérieux candidats pour l’obtention de ce poste. Après tout, ils ont gagné la Coupe Stanley en 2001 avec Drury.