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Ma vie en films: «La fin d’un tournage est un deuil» - Ève Salvail

Ma vie en films: «La fin d’un tournage est un deuil» - Ève Salvail
PHOTO COURTOISIE/Avril Franco

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Mannequin, DJ, actrice... On ne compte plus les domaines dans lesquels œuvre Ève Salvail, née à Matane. À l’occasion de sa participation à «Moi M'aime, cent autoportraits», l’encan virtuel pour le Centre d'apprentissage parallèle de Montréal pour lequel elle a dessiné un autoportrait avec des oiseaux multicolores, celle qu’on a notamment pu voir dans «Le cinquième élément» de Luc Besson revient sur ses souvenirs du grand écran... 

Ève, quel est votre premier souvenir d'une salle de cinéma?

C’était au cinéma de Matane, le cinéma Théâtre National. Je ne me souviens pas du film, ni quel âge j’avais. C’est l’endroit dont je me souviens. C’est la sortie qui m’a marquée. À l’époque, c’était une grosse sortie.

Quand avez-vous découvert votre vocation d’artiste?

Je le sais depuis que je suis très jeune. J’ai une espèce d’obsession pour les oiseaux. Quand je dessine, les idées, les inspirations, le bonheur sont représentés par des oiseaux qui s’évadent de ma tête. C’est pour cela que j’ai fait cette œuvre, même si je n’avais jamais dessiné autant d’oiseaux en couleur.

Votre premier film marquant?

Le plus marquant, à cause du moment, a été quand je suis allée voir le film d’horreur «Carrie». J’étais trop jeune pour y aller toute seule et j’ai demandé à mon père d’y aller avec moi. Il a accepté de peine et de force et... il s’est endormi pendant le film... Et il a ronflé! C’était génial, tout le monde riait de moi et c’était la grosse «joke». Je lui donnais des coups, il se réveillait et se rendormait tout de suite!

Et un plus récent?

Le plus marquant récemment c’est «La couleur des sentiments». J’ai trouvé ça extraordinaire, et complètement aberrant qu’il y ait, dans ces années-là, autant de racisme. Ce film me fait pleurer chaque fois. Un film marquant de mon enfance a aussi été «Johnny s’en va-t-en guerre» qui m’a d’ailleurs traumatisée. Je n’avais pas le droit de le regarder, j’étais très, très jeune, et je me suis réveillée pendant la nuit pour aller le regarder à la télévision. C’est abominable parce qu’on se met à sa place. Le film est en noir et blanc, c’est très lent. De ne plus être capable de communiquer, mais d’être toujours complètement vivant, est horrible.

Qu’est-ce qui vous a marquée quand vous êtes arrivée, pour la première fois, sur un plateau de tournage?

C’était comme une famille. Les expériences que j’ai eues en tant qu’actrice ont fait que je suis restée sur les plateaux plusieurs mois. On revoit les mêmes personnes, on mange ensemble, on vit tout plein d’émotions ensemble, on apprend à se connaître et on devient comme une espèce de famille. Donc, la fin d’un tournage est impressionnante. On se laisse et il y a un abandon, une perte, un deuil à faire.

Qui a été votre premier «kick» au grand écran?

Indiana Jones.

L'univers de film dans lequel vous aimeriez vivre?

La question n’est pas facile, mais je vais dire «Trouver Nemo». Le dessin animé se passe sous l’eau et sous l’eau, je suis heureuse.

La réplique de film que vous aimeriez voir sur votre pierre tombale?

«I’ll be back» d’Arnold Schwarzenegger, dans «Terminator».