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Un autre chantier majeur à l’Assemblée nationale

Le Salon bleu où siègent les élus connaîtra une grande métamorphose

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Le président de l’Assemblée nationale, François Paradis, veut rénover le Salon bleu de fond en comble sur une période de cinq ans, dans le cadre de travaux qui pourraient être lancés dans un an.

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Après les 60 millions $ investis dans la construction du nouveau pavillon d’accueil du Parlement, un autre chantier important se prépare à l’Assemblée nationale, avec la rénovation à venir du Salon bleu. Ces «travaux majeurs», qui devraient débuter d’ici douze mois, s’échelonneront sur une période d’environ cinq ans. 

La salle de l’Assemblée nationale, le «Salon bleu» pour les habitués ou «Salon de la race» pour les plus vieux, n’a pas été retapée depuis la fin des années 70.

Comme l’a souligné le chef parlementaire péquiste, Pascal Bérubé, lors de l’étude des crédits budgétaires, c’est René Lévesque, grâce à son expérience à la télévision, qui avait fait changer la couleur des murs de l’enceinte où siègent les députés en la faisant passer du vert au bleu, ce qui était préférable pour les caméras.

Une quarantaine d’années plus tard, les tapis sont arrivés en fin de vie et l’ensemble de l’œuvre a grandement besoin d’être rafraîchi.

En 2018, Jacques Chagnon, qui assurait la présidence de l’Assemblée nationale, avait commandé des plans. «L’ensemble des travaux de restauration avait été établi à 3,3 millions $», a précisé son successeur, François Paradis, lors d’une entrevue avec notre Bureau parlementaire.

Mais, devant la grande réforme parlementaire qui s’en vient, M. Paradis, de concert avec les autres partis, a décidé d’aller beaucoup plus loin. Le mobilier, la configuration de la salle, les outils technologiques, l’éclairage, les caméras, «tout est sur la table», a résumé le président.

«On est ailleurs»

«On est ailleurs, ce ne sera pas la même chose, parce que ça va être un chantier majeur», a-t-il expliqué. «On a présentement une configuration britannique, qui est face à face, mais tout peut être envisagé : l’hémicycle, le fer à cheval, les pupitres en étages, etc.»

Quebec
Photo Stevens LeBlanc

M. Paradis se donne encore douze mois pour achever le processus de consultation et d’évaluation des besoins, qui est déjà en cours auprès des députés. Des professionnels seront ensuite embauchés afin de préparer la mise en chantier.

Patrimoine

Il y a aussi tout un patrimoine à préserver. «On est ici dans un environnement qui respire l’histoire, et puis on ne veut pas non plus perdre de cette ambiance ou de cette magie», assure M. Paradis.

Une fois sa consultation complétée, «on parle minimalement d’un cinq ans pour finaliser les travaux», estime-t-il. Pendant les travaux au Salon bleu, les élus siégeront au Salon rouge.

«Ce sera notre legs pour les autres», a souligné le président de l’Assemblée nationale, qui souhaite que la salle, une fois remodelée, bénéficie aux générations d’élus à venir au cours des 50, 60, voire 70 prochaines années.

Le restaurant a fait peau neuve 

Il ne manque plus que la réouverture des salles à manger, lorsque la situation épidémiologique le permettra à Québec, pour découvrir le nouveau visage du restaurant Le Parlementaire, qui a subi une cure de rajeunissement à 3,6 millions $.

«Tout est compété dans le respect et de l’échéancier et du budget», se réjouit le président de l’Assemblée nationale, François Paradis. Un budget de 3,9 millions avait été autorisé pour procéder aux travaux. Ils ont finalement été effectués pour 300 000 $ de moins. On avait d’abord craint des dépassements de coûts, car la première phase des travaux, qui devait coûter 1,2 million $, avait été révisée à 2,3 millions $ en mars 2019. Parmi les nouveautés : un coin-bar où les gens pourront aussi prendre un café.

«Ça va devenir aussi un lieu de rencontre. On a élargi ses horizons. Je pense que ça va devenir un élément assez unique dans la région de Québec», promet M. Paradis.

L’accès aux véhicules sera révisé 

Pour des raisons de sécurité, la libre circulation des véhicules sur la rue des Parlementaires sera bientôt chose du passé.

Depuis déjà plusieurs années, il est question d’implanter un point de filtrage des véhicules qui peuvent circuler entre l’édifice André-Laurendeau (où logent, entre autres, le lieutenant-gouverneur et la presse parlementaire) et l’hôtel du Parlement. Des négociations ont notamment eu lieu avec la Ville de Québec, afin que l’Assemblée nationale puisse modifier l’accès au secteur, au coin de la rue Jacques-Parizeau.

Il s’agit d’un autre chantier qui s’inscrit dans l’amélioration des mesures de sécurité en place au Parlement.