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Écoles de musique: apprendre en temps de pandémie

Avec les fermetures liées à la COVID-19, les écoles de musique ont dû s’adapter et se réinventer

École de musique
Photos Didier Debusschère Des musiciens du Conservatoire de musique de Québec lors des répétitions et d’un projet d’enregistrement au Grand Théâtre de Québec.

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Les écoles de musique ont fait face, depuis le début de la pandémie, à une multitude de défis. L’enseignement et l’apprentissage de la musique en virtuel et en distanciation sont loin d’être des choses évidentes.

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À la mode depuis un an, les mots adaptation et réinvention se sont déclinés de toutes sortes de façons dans les grandes et petites écoles de musique.

Au Conservatoire de musique de Québec, dans les sous-sols du Grand Théâtre de Québec, les étudiants, qui viennent de terminer leur session, ont pu poursuivre leur développement. 

Les musiciens du Conservatoire ont pu poursuivre leur formation à l’école.
Photo Didier Debusschère
Les musiciens du Conservatoire ont pu poursuivre leur formation à l’école.

Les cours d’instruments, de chant, de musique de chambre et d’orchestre ont eu lieu, en majorité, dans les locaux du conservatoire. Une grande salle du conservatoire permettait d’enlever le masque et de respecter la distanciation. Tout ce qui est théorique a été donné en ligne.

Pour les cours d’orchestre, qui doivent réunir 40 musiciens dans un même lieu, ce fut un peu plus compliqué. 

« Ce n’est pas quelque chose qui se fait seul dans son coin ou en virtuel. La section des bois a répété ensemble et les cordes ont fait de même. Ils ont ensuite pu être réunis au Centre des congrès et au Grand Théâtre de Québec, des endroits plus vastes et avec un plafond plus haut », a expliqué Louis Dallaire, directeur du conservatoire. 

Masques et distanciation physique étaient obligatoires lors des formations.
Photo Didier Debusschère
Masques et distanciation physique étaient obligatoires lors des formations.

À Montréal

Manon Lafrance, qui dirige le Conservatoire de musique de Montréal, explique que les locaux étaient désinfectés entre chaque cours. Elle a qualifié les mesures sanitaires en place d’extraordinaires. 

« C’était du jamais-vu. Il a fallu s’adapter à une situation particulière. Les mesures ont été respectées et il n’y a pas eu d’éclosion. Tout le monde s’est senti en sécurité », a-t-elle fait remarquer, ajoutant que les choses, un jour, étaient pour revenir à la normale.

Dans les ligues mineures, où l’on retrouve des écoles de musique qui n’ont pas les mêmes moyens et ressources que les conservatoires, les défis ont aussi été de taille.

Lourde tâche

À l’école de musique Jésus-Marie, à Lévis, Caroline Guay précise que le virage virtuel, effectué l’automne dernier, lorsque l’institution s’est retrouvée en zone rouge, leur a permis de tirer leur épingle du jeu. 

« La pandémie a eu un impact avec une baisse de 25 à 30 % du côté des inscriptions pour les cours privés. Il y a des gens qui n’étaient pas intéressés à suivre des cours à distance et qui préfèrent attendre », a-t-elle fait remarquer. L’institution a été en mesure de maintenir, sauf pour une période d’environ un mois, ses cours en classe pour les élèves du primaire et de secondaire du programme musique-étude du Centre des services des Navigateurs, lorsque les écoles ont été fermées. Les cours ont été offerts en virtuel. « Il a fallu travailler fort. Les programmes d’aide et la solidité de l’institution nous permettent de traverser cette crise. On fait une grande différence pour la santé mentale des jeunes et c’est important que l’on puisse continuer d’offrir des services », a précisé Caroline Guay.

Et à Québec

À l’école Arquemuse, à Québec, la situation est plus difficile. Fermée depuis le 22 décembre, l’institution privée a poursuivi ses opérations avec des cours en ligne. Elle a pu, le 10 mai, reprendre les cours individuels dans ses locaux. Chantal Gilbert, directrice de l’école située dans le quartier Saint-Roch, précise qu’il y aura un défi important, au cours des trois prochaines années, pour le recrutement des professeurs de musique. Certains, en raison de la pandémie, se sont trouvé un travail à temps plein et les finissants qui obtiennent un diplôme sont de moins en moins nombreux. Des propos corroborés par Caroline Guay de l’école de musique Jésus-Marie.

« La période que l’on vit en ce moment est difficile et je suis contente pour ceux qui ont trouvé du travail à temps plein, mais nous allons devoir faire face à cette réalité », a laissé tomber Chantal Gilbert.

LES PRINCIPALES ÉCOLES AU QUÉBEC   

Conservatoire de musique de Québec  

  • 157 étudiants de niveaux primaire, secondaire, collégial et universitaire   
  • 40 professeurs      

Conservatoire de musique de Montréal  

  • 251 étudiants de niveaux primaire, secondaire, collégial et universitaire   
  • Autour de 50 professeurs      

École de musique Jésus-Marie  

  • 34 élèves du primaire et du secondaire au programme musique-étude   
  • 350 étudiants en temps normal   
  • 189 étudiants en temps de pandémie   
  • 26 professeurs      

École de musique Arquemuse  

  • 380 étudiants par session en temps normal   
  • 200 étudiants en temps de pandémie   
  • 29 professeurs    

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