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Passeport vaccinal: vraiment?

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Le gouvernement du Québec évalue la possibilité de mettre en place un passeport vaccinal. Il permettrait aux personnes vaccinées d’avoir plus de libertés que celles qui ne le sont pas. J’irai me faire vacciner le 2 juin. J’ai hâte, mais l’idée de devoir présenter une preuve de cette injection pour pouvoir aller manger au restaurant ou pour assister à un concert me rebute.

On veut ardemment retrouver notre vie normale. Mais pour ce faire, est-il nécessaire d’ouvrir la porte aux précédents que pourrait occasionner l’implantation d’un passeport vaccinal ?

Où est la limite ?

Une preuve vaccinale pour voyager : OK. Aller dans un autre pays, c’est un privilège. Mais pour aller et venir dans nos activités quotidiennes ? Ça va trop loin.

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Une fois implanté, je doute que le passeport vaccinal resterait une mesure temporaire. On s’y habituerait, comme ce fut le cas avec le couvre-feu. C’est comme ça, en pandémie : des choses que l’on ne trouvait pas normales auparavant le sont devenues.

Il est primordial que le gouvernement évalue bien les conséquences que pourrait avoir un tel système.

Discrimination

La campagne de vaccination a été bien expliquée. Une majorité de gens y ont trouvé leur intérêt. Plus de 50 % des adultes de la province sont déjà vaccinées et plusieurs autres attendent impatiemment leur tour. L’idée du passeport vaccinal devrait être abandonnée. Il n’est pas nécessaire de faire preuve de coercition pour inciter la population québécoise à recevoir ses doses. Participer à l’effort collectif, c’est important, mais il est tout aussi important de ne pas oublier que chaque individu peut décider d’avoir l’injection ou non.

Le vaccin n’est pas obligatoire au Québec. Pourtant, c’est tout comme, lorsqu’on pénalise les personnes qui choisissent, pour une raison ou une autre, de ne pas se faire vacciner.

Avant de retrouver toute ma liberté, je veux m’assurer de vivre dans une société où les choix des individus sont respectés.