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La liberté de parole s’en va chez le diable

FD-Manif pour l'avenir de nos enfants
Photo Agence QMI, Guy Martel Où s’en va la liberté de parole ?

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La liste des sujets interdits, tabous ou socialement et moralement condamnables ne cesse de s’allonger.

Il n’est pas loin le temps où les articles et chroniques de nos journaux devront être anonymes afin d’éviter une mise à mort professionnelle ou, dans le meilleur des cas, une obligation de conversion idéologique et de mea culpa larmoyant des chroniqueurs et autres journalistes s’inspirant du premier ministre le plus woke de l’Occident, Justin Trudeau. 

Il est impossible pour une personne blanche d’exprimer quelques réserves – sans jeu de mots – au sujet des autochtones, par ailleurs soumis à un véritable racisme systémique dans le Canada tout entier. La seule manière d’aborder les questions autochtones est de rapporter les propos entre guillemets des autochtones eux-mêmes sans y introduire de questions qui pourraient indiquer des critiques, aussi minimes soient-elles. Inévitablement, des journalistes et observateurs se censurent de peur que des enragés tirent à boulets rouges sur eux.

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Les blancs

Nous, les Blancs, puisque c’est désormais ainsi que l’on nous interpelle, sommes autorisés à commenter les problèmes des racisés à la condition expresse que nous adhérions à la vision officielle des militants woke. Sous peine d’insultes enrobées dans un vocabulaire abscons, pour confondre les non-initiés qui croient que ces curés nouveau genre sont des intellectuels. Or ce sont souvent des fumistes arrogants et des racistes anti-Blancs.

L’intolérance de leurs principaux porte-parole dans les médias explique pourquoi des artistes et écrivains noirs refusant de se considérer comme des victimes perpétuelles se font eux-mêmes dénoncer. On pense à Normand Brathwaite, Gregory Charles, Dany Laferrière. Les racisés autoproclamés et récupérés par les médias obsédés de diversité systématique forment un mur infranchissable pour tous les Blancs qui souhaiteraient pouvoir discuter raisonnablement, mais qui sont rejetés à cause de la blancheur de leur peau.

Le mouvement trans

Enfin, commenter des revendications de transgenres s’avère une expérience délicate, voire perturbante. Ceux qui abordent ce sujet le font à leurs risques et périls. Dans les médias, aucune distance critique, aucune remarque neutre, dira-t-on, ne sont possibles. On n’a qu’à lire les longs articles publiés depuis des semaines sur le mouvement trans dans Le Devoir. On a l’impression que le journal est l’organe officiel du mouvement trans.

Des militants de l’association pour le droit des femmes du Québec et aussi de la protection des enfants osent s’interroger sur les lois votées sous la pression du mouvement trans. Par exemple, la loi 70 qui porte sur les thérapies de conversion est critiquée par ceux qui craignent l’effet négatif sur les enfants et adolescents en dysphorie du genre. En commission parlementaire, on a refusé d’entendre ces Québécois. On a préféré faire venir un professeur de l’université de l’Alberta en faveur de cette conversion. 

Des lecteurs nous accuseront de manquer de courage ou d’être pleutres. Mais ces nouveaux censeurs liberticides méprisent les faits et agissent sous couvert de pureté et de vérité. Ils séduisent les confus à notre époque d’absence de repères et où la victimisation est reine.