/news/politics
Navigation

Urgence sanitaire et conventions collectives: le ministre Dubé se rétracte

Coup d'oeil sur cet article

Le ministre de la Santé et des Services sociaux Christian Dubé est revenu sur ses propos au sujet de sa volonté de maintenir l’état d’urgence jusqu’au renouvellement des conventions collectives, soulevant un tollé chez les syndicats.

• À lire aussi - Déconfinement: voici le calendrier du retour à une vie un peu plus normale

Le ministre de la Santé a déclaré, mardi, qu’il souhaitait maintenir cette mesure exceptionnelle, qui octroie des pouvoirs extraordinaires au gouvernement, jusqu’à la signature d’une nouvelle entente avec les syndicats représentant les employés de l’État.

«Vraisemblablement, je me suis mal exprimé. L’urgence sanitaire n’a aucun lien avec la négo», a indiqué le ministre Dubé sur Twitter, mercredi.

M. Dubé a admis que le mécanisme d’urgence a permis la prise de mesures temporaires, notamment les primes au personnel, la télémédecine et le recrutement de quelque 40 000 personnes pour accélérer la vaccination.

  • Écoutez l'analyse de Caroline St-Hilaire et d'Antoine Robitaille avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

«Dès que la pandémie sera derrière nous, l’urgence sanitaire ne sera plus nécessaire», a-t-il ajouté.   

Piqués au vif, les syndicats ont unanimement dénoncé les propos du ministre Dubé.

  • Écoutez la chronique politique de Rémi Nadeau, chef du Bureau parlementaire à Québec, sur QUB radio:   

Le président de la Fédération de la Santé et des Services sociaux (CSN) croit que le gouvernement Legault utilise l’urgence sanitaire comme outil de négociation.

Sonia Éthier de la Centrale syndicale du Québec (CSQ) abonde dans le même sens. «On constatait depuis longtemps que la pandémie avait le dos large pour violer les lois du travail, mais c'est maintenant confirmé», a déploré Mme Éthier. 

  • Écoutez la chronique de Claude Villeneuve sur QUB radio:   

À VOIR AUSSI...