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Chirurgies reportées : Le CHU prévoit un retour presque à la normale

Chirurgies reportées : Le CHU prévoit un retour presque à la normale
Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

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Si la tendance est à l’optimisme dans la population face à la COVID-19, le milieu hospitalier lutte toujours âprement contre la maladie. Le CHU de Québec-Université Laval entrevoit une embellie et espère bientôt reprendre à 90% ses activités chirurgicales, mais lance un vibrant plaidoyer pour la vaccination. 

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Au pic de la deuxième vague du coronavirus, les salles d’opération des cinq hôpitaux du CHU de Québec-Université Laval n’ont fonctionné qu’à 70% de leur capacité. Environ 300 chirurgies et 6000 rendez-vous étaient annulés ou reportés chaque semaine.

La troisième vague a causé le report ou l’annulation de 600 chirurgies. Avant la pandémie, la liste d’attente globale en chirurgies au CHU comptait 8 681 patients. Elle est maintenant de 12 693 patients.

«La montée (de la troisième vague) a été rapide et elle a frappé une clientèle plus jeune nécessitant plus souvent les soins intensifs», a expliqué le Dr Stéphane Bergeron, directeur des services professionnels au CHU.

La baisse du nombre de cas dans la Capitale-Nationale au cours des dernières semaines amène cependant le CHU à planifier un retour graduel aux activités normales.

«En tenant compte des projections d’hospitalisations appréhendées pour la COVID-19, de l’approche de la saison estivale, de la disponibilité de notre main-d’œuvre, nous prévoyons un niveau de près de 90% d’activités dans nos blocs opératoires, et près de 100% dans nos secteurs ambulatoires spécialisés au cours des prochaines semaines», a expliqué le Dr Bergeron.

Le Dr Stéphane Bergeron, directeur des services professionnels au CHU de Québec-Université Laval, lors de la conférence de presse de jeudi.
Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC
Le Dr Stéphane Bergeron, directeur des services professionnels au CHU de Québec-Université Laval, lors de la conférence de presse de jeudi.

Progression

Il a aussi rappelé que les hôpitaux ne fonctionnent jamais à pleine capacité en raison des vacances des employés, mais aussi des patients qui reportent souvent rendez-vous et chirurgies non urgents.

«Nous continuons chaque jour à voir comment nous pouvons soigner le plus de gens possible en fonction de la réalité à laquelle nous faisons face. Il est difficile aujourd’hui de dire comment ça va se faire et combien de temps ça va prendre», a répondu le Dr Bergeron lorsque questionné sur le moment prévu pour un retour à 100% des capacités.

À savoir quand le retard pris depuis mars 2020 pourra être comblé, le Dr Bergeron a reconnu ne pas pouvoir le dire pour le moment. «Le rattrapage, ce n’est pas seulement fonctionner à 100%, il faut faire mieux. Le projet est de fait appel au privé et de réaménager les manières de travailler.»

Autre bonne nouvelle, le nombre d’employés retirés du travail, une vingtaine actuellement, est en baisse.

«Les gens sont fatigués, mais soulagés de revenir aux occupations qu’ils ont choisies. Le délestage a été une décision difficile, mais requise pour faire face à la vague déferlante. La reprise tient compte de la capacité des équipes», a déclaré Brigitte Martel, directrice des soins infirmiers.

Brigitte Martel, directrice des soins infirmiers.
Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC
Brigitte Martel, directrice des soins infirmiers.

Les effets

Il est encore trop tôt pour savoir si ce délestage a eu des impacts sur la santé des patients.

«Ça a été une préoccupation constante des deuxième et troisième vagues de minimiser les risques de préjudices sur la santé. Nous avons maintenu le secteur de la cancérologie et les modalités de diagnostics précoces des cancers. Ça a été une obsession que nos choix n’entraînent pas de conséquences à long terme sur la santé, mais je ne peux garantir le résultat», a avoué le Dr Bergeron.

Le médecin a mainte fois répété que son équipe a agi avec grande prudence dans l’élaboration de ses prévisions. Il a lancé un appel au public de contribuer au rétablissement des niveaux de soins.

«L’été arrive, mais il faut demeurer intelligent et prudent. Si la situation repart dans le mauvais sens, nous devrons à nouveau envisager à remettre un frein. Profitez des allègements, mais continuez à respecter les règles. Ça fait une grande différence pour le retour à la normale et votre contribution constitue à vous faire vacciner. Vous devez faire partie de la solution», a-t-il conclu.

Si un patient en attente constate que sa situation se dégrade, il peut composer le 418-649-5654.