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Une coalition transpartisane réclame la reconstruction de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont

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Le Front commun pour la reconstruction de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, qui rassemble des élus de divers partis et des représentants du personnel médical, interpelle le gouvernement Legault pour qu’il accélère la construction d’un nouveau pavillon principal. 

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«L’hôpital ne tient qu’avec de la broche», a affirmé jeudi le député de Québec solidaire Vincent Marissal lors d’une conférence de presse.

«On veut envoyer un message clair au gouvernement: ça nous prend un plan, ça nous prend un échéancier pour un nouvel Hôpital Maisonneuve-Rosemont», a-t-il dit devant le centre hospitalier de l'est de la métropole.

Le président du Syndicat des professionnelles en soins de l’Est-de-l’Île-de-Montréal (FIQ SPSESTIM), Denis Cloutier, a raconté qu’en été, la température de certaines unités du pavillon principal peut atteindre 48 degrés Celsius.

«Le bâtiment principal ne contient que deux ou trois ascenseurs qui servent les 11 étages. Vous pouvez imaginer le casse-tête que ça a créé en temps de pandémie», a-t-il relaté.

Remettre un projet de 2018 sur les rails

La coalition demande que le projet pour la rénovation et l’agrandissement de l’hôpital, qu’avait présenté l’ancien ministre de la Santé Gaétan Barrette, en 2018, soit remis sur les rails. Celui-ci, initialement au coût de 1,8 milliard $, prévoyait la livraison du nouveau bâtiment pour 2029. Le groupe réclame toujours que les travaux soient terminés en 2029 ou en 2030.

Pour éviter d’interrompre les soins prodigués à la population, le Dr François Marquis, chef de services des soins intensifs de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et membre du Front commun, suggère de construire le nouveau pavillon principal sur des terrains à proximité du bâtiment actuel.

Il propose également de s’inspirer du fonctionnement entourant la construction du Centre intégré de dialyse Raymond-Barcelo. «Le pavillon de néphrologie a été construit rapidement, dans le respect du budget et des échéanciers», a indiqué le Dr Marquis.

Une solution à la pénurie de main-d’œuvre en santé

Le Dr Marquis espère aussi qu’un tel projet réussisse à attirer de la main-d’œuvre.

«C’est une réalité qui nous fait excessivement mal au quotidien, qui limite la capacité qu’on a à offrir des services. Commencer à creuser, c’est un message très fort qu’on envoie aux finissants et aux finissantes de venir s’impliquer à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et peut-être réussir à convaincre des gens qui nous ont quittés pendant la pandémie de venir travailler ici.»

«On le voit très clairement ailleurs, les infirmières et les infirmiers sont plus stimulés à aller travailler dans des hôpitaux qui sont mieux équipés, mieux aérés, dans lesquels on peut mieux servir la population», a estimé Denis Cloutier.

L’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, qui sert près de 600 000 résidents de l’est de Montréal, soigne un dixième des patients du Québec.

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