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Il aurait tout planifié pour assassiner son ex

Le jury se réunira mercredi pour débattre du verdict

procès meurtre
Capture d’écran, courtoisie de la Cour Vincent Boucher, lors de son interrogatoire, a relaté dans les moindres détails les circonstances horribles du meurtre qu’il aurait commis.

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Vincent Boucher avait pour plan de tuer son ex-conjointe en la séquestrant dans leur appartement, il y a deux ans, plaide la Couronne.

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« Avant même que le premier coup soit porté, il a montré ses intentions. Il savait où porter les coups pour atteindre son objectif final », a souligné vendredi le procureur de la Couronne Martin Bourgeois, au palais de justice de Saint-Jean-sur-Richelieu.

Les plaidoiries ont eu lieu mercredi au procès devant jury de Vincent Boucher, 27 ans, qui est accusé du meurtre prémédité de Laurie-Anne Grenier, 27 ans.

Dans la nuit du 15 décembre 2018, ceux-ci ont consommé drogues et alcool dans leur appartement de Saint-Jean-sur-Richelieu, alors que Boucher tentait de la reconquérir.

Puis, une dispute aurait éclaté car l’accusé est devenu jaloux, alors qu’il soupçonnait que son ex avait eu une aventure avec un autre homme. 

La jeune femme se serait alors enfermée dans une pièce avec le cellulaire de l’accusé.

En interrogatoire, Boucher a avoué qu’il avait peur qu’elle appelle la police. Il l’aurait maîtrisée pour lui demander ses intentions. Se disant insatisfait de sa réponse, il l’aurait poignardée à plusieurs reprises, puis étranglée à mort.

État d’esprit

Bien qu’il ait été admis que Boucher a causé la mort de son ex-conjointe, il reste aux 13 jurés à déterminer si celui-ci avait « l’état d’esprit conscient, éclairé, et l’intention coupable » de commettre un meurtre.

« On va vous plaider qu’il l’a tuée par jalousie, mais il n’en est rien. Il est question d’inquiétude d’aller en détention », a soumis l’avocate de l’accusé, Valérie La Madeleine. 

Selon elle, son client était en état de psychose toxique, de délire, d’impulsivité et de choc post-traumatique relié à son passé à la prison de Bordeaux.

Or, la poursuite a rétorqué ne pas y croire. Elle avance plutôt que l’accusé a tué son ex de manière délibérée et préméditée, dans un contexte de séquestration.

« N’est-ce pas plutôt probable qu’il était ancré dans le monde réel ? » a demandé au jury Me Bourgeois. L’avocat a notamment souligné que l’accusé a démontré un « côté rationnel » en disant à sa victime qu’ils allaient « se revoir au ciel ».


Le jury sera séquestré afin de délibérer à partir de mercredi prochain.