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Un prédateur sexuel devra demeurer en prison

Jean-Philippe Chaussé
PHOTO COURTOISIE, SPVG Jean-Philippe Chaussé

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Une juge a décidé vendredi qu’un présumé prédateur sexuel de Gatineau devra demeurer en prison jusqu’à son procès, car la sécurité de jeunes femmes vulnérables est en jeu. 

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Jean-Philippe Chaussé fait face à 19 chefs d’accusation, y compris sept d'agression sexuelle armée ou avec lésion et cinq de possession de pornographie juvénile. L’homme de 27 ans aurait fait au moins six victimes entre 2012 et 2017, dont la moitié était des mineures au moment des événements. Certaines étaient des bénéficiaires d’un centre d’hébergement pour adolescents.

«Le profil du prévenu est inquiétant. Sa preuve de dangerosité est bien étoffée avec des accusations très graves comportant des lésions et une violence inexplicable. Il semble dérangé psychologiquement. Il y a un risque sérieux de récidive», a énuméré la juge Alexandra Marcil en rendant sa décision.

Modus operandi

Jean-Philippe Chaussé aurait utilisé à maintes reprises le même modus operandi. Il aurait rencontré de jeunes filles par l’intermédiaire de l'organisme à but non lucratif Héberge-Ados, à Gatineau, un centre qu'il avait lui-même fréquenté à l’adolescence et où il était devenu bénévole. Une fois la confiance établie, il aurait eu des relations sexuelles avec elles.

Le militaire réserviste, vêtu d’un t-shirt kaki, est resté impassible durant la lecture du jugement. Il doit revenir en cour le 4 juin. Il ne pourra en aucun temps communiquer avec l’une ou l’autre des plaignantes.

Rappelons que Chaussé avait été arrêté le 5 mai dernier à la suite d’une enquête du Service de police de la Ville de Gatineau, en collaboration avec la Sûreté du Québec.

Jean-Philippe Chaussé s’était présenté comme candidat pour le Parti conservateur du Québec dans la circonscription de Hull en 2018.