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Un technologue terrorisé par la COVID-19 sanctionné

Médecin dossier médical
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Un technologue d’un hôpital montréalais a été sanctionné pour avoir consulté sans autorisation des dossiers de patients, parce qu’il était terrorisé à l’idée que ceux-ci soient infectés par la COVID-19. 

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« Envahi par la peur et l’anxiété, il vérifie qu’aucun cas dit de ‘’ Covid de type aérosol ‘’ n’ait été fait avant son quart de travail dans la salle d’examen à laquelle il est assigné », peut-on lire dans le jugement récemment rendu par le Conseil de discipline de l’Ordre des technologues en imagerie médicale, en radio-oncologie et en électrophysiologie médicale du Québec.

L’employé de l’Hôpital Lakeshore, à Montréal, a été condamné à 3000 $ d’amende. Les faits reprochés remontent à avril 2020 et le technologue est en arrêt de travail depuis l’an passé. Le Journal a choisi de ne pas le nommer.

Craintes justifiées?

Dès que la pandémie s’installe au Québec, cet employé en imagerie médicale « devient anxieux et hyper vigilant, redoutant tant la propagation de ce virus que de le contracter. »

D’ailleurs, il a collaboré à mettre sur pied une procédure à l’hôpital pour encadrer les patients atteints de la COVID-19 devant passer un examen. Cependant, il s’est mis à douter « que cette procédure ne soit pas respectée par ses collègues. »

Et ses craintes étaient justifiées, selon le jugement.

« [...] Il constate qu’il n’y a pas assez de temps alloué entre chaque examen pour désinfecter la salle. Il manifeste ses inquiétudes à ses supérieurs. Il consulte même les dossiers patients avec l’une d’elles », peut-on lire dans le document.

D’importantes éclosions de COVID-19 chez le personnel et les patients ont secoué l’Hôpital Lakeshore au printemps et à l’automne dernier, comme de nombreux autres établissements de santé.

Malgré les dangers bien réels posés par la COVID-19, le technologue « privilégie ses intérêts personnels pour satisfaire ses propres besoins de sécurité, au détriment des droits des patients. [...] Il explique avoir posé ces gestes alors qu’il souffre d’anxiété incontrôlable ayant peur d’être contaminé par la COVID-19. »

Il a consulté les dossiers d’une douzaine de patients qui n’étaient pas sous sa responsabilité. « Le statut de professionnel ne lui accorde pas le droit d’accéder à des dossiers patients lorsqu’aucune raison professionnelle ne le justifie », fait valoir le Conseil, qui y voit un bris de confiance.

« L’état de santé des usagés visés par le bris de confidentialité, tout inquiétant qu’il puisse être, n’autorise pas l’intimé à se servir lui-même et faire fi des règles d’accessibilité. »

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