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Au diable les conventions

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Après avoir fait ses classes avec La malédiction de La Llorona, le cinéaste américain Michael Chaves était fin prêt à sauter à pieds joints dans l’univers de La Conjuration. Et il a de très grandes ambitions pour le troisième chapitre de la populaire saga d’épouvante. « Je voulais emmener les Warren là où on ne les a jamais vus avant. »

Les enquêteurs paranormaux Ed et Lorrain Warren s’apprêtent à reprendre du service. Mais les années ont passé depuis le cas de la famille Perron et celui d’Endfield, dépeints respectivement dans les deux premiers chapitres de la saga d’épouvante La Conjuration

Bref, ils sont (un peu) plus âgés. Mais ils sont surtout (beaucoup) plus expérimentés. Et ça tombe bien puisqu’ils s’apprêtent à mener l’enquête la plus sordide de leur illustre carrière. 

L’affaire véridique, surnommée le « procès du démon » a fait la manchette à travers le monde, au début des années 1980. Accusé de meurtre, l’Américain Arne Cheyenne Johnson a plaidé son innocence devant le tribunal américain, soutenant que le crime lui étant reproché a été commis alors qu’il était possédé par le démon. Rien de moins. 

Un exorcisme en préambule

Les 11 premières minutes du film – visionnées par Le Journal lors d’une présentation virtuelle – suffisent à comprendre que La Conjuration : Sous l’emprise du diable prend ses distances d’avec les cas des Warren relayés à l’écran au cours des dernières années. Et c’est exactement ce que Michael Chaves souhaitait. 

Le cinéaste Michael Chaves, entouré de Patrick Wilson et Vera Farmiga, alias Ed et Lorraine Warren.
Photo courtoisie, Ben Rothstein
Le cinéaste Michael Chaves, entouré de Patrick Wilson et Vera Farmiga, alias Ed et Lorraine Warren.

« Ce cas-ci est très différent de ceux adaptés dans les deux premiers films. Ces derniers présentaient des événements paranormaux, mais qui ne ciblaient pas nécessairement une victime précise. Ici, il y en a une. Un meurtre a été commis. Ça change complètement la donne », raconte le cinéaste lors de l’événement tenu plus tôt ce mois-ci. 

Celui qui a grandi avec les classiques d’épouvante tels que L’enfant du diable (The Changeling) et L’exorciste a d’ailleurs profité de ce changement de cap – et de ton – pour brasser davantage les cartes, défiant les conventions du genre. Il connaît très bien les attentes des fans. Et il sait comment les déjouer. 

La preuve : c’est sur un exorcisme – « approuvé par l’Église catholique », s’empresse de préciser le réalisateur – que s’ouvre La Conjuration : Sous l’emprise du diable. Un choix qui déstabilisera certains cinéphiles. 

« On a déjà vu les Warren procéder à des exorcismes dans le passé. Les gens s’attendent à ce que ce soit, comme d’habitude, le point culminant du film, son dénouement. Alors moi, je voulais faire tout le contraire. Je me suis demandé ce qui arriverait si on commençait par l’exorcisme... et que les choses tournaient horriblement mal », avance-t-il. 

La réponse... dans deux semaines. 


La Conjuration : Sous l’emprise du diable pourra être vu en salle et en vidéo sur demande à compter du 4 juin.