/sports/opinion/columnists
Navigation

Comment tenir ses résolutions?

Coup d'oeil sur cet article

J’avais pris une résolution en début d’année : je souhaitais ne pas me répéter à propos du CF Montréal. Puisque celui-ci mettait de l’avant une nouvelle identité, j’allais adopter un nouveau discours sur ses performances.

Mais le match de samedi me force à revoir mes intentions. Encore une fois, Montréal a su relancer une équipe qui n’allait nulle part en laissant filer des points qui leur étaient destinés. Cincinnati n’a pas très bien joué en Floride face au XI montréalais et les visiteurs ne méritaient certainement pas, d’un point de vue sportif, de repartir avec la victoire. Un point pour un match nul, peut-être. Mais trois après la façon dont ils ont joué ? Jamais !

Mais ce qui nous importe, c’est la prestation du CF Montréal. Tôt en saison, le club nous offre, comme il en a pris l’habitude ces dernières années, des performances inconstantes. S’ils veulent être pris au sérieux, les Montréalais devront être en mesure de battre de façon régulière des clubs qui sont en dessous d’eux au classement. Je veux bien croire que l’équipe a un meilleur esprit d’équipe cette saison, mais elle doit en montrer plus. C’est dans les moments cruciaux qu’elle doit s’améliorer, car trop souvent, elle a manqué de qualité et de sang-froid. Ça aussi, je l’ai déjà dit précédemment.

C’est qui, le patron ?

Le CF Montréal a besoin d’un patron sur le terrain, parmi ses joueurs, qui le remettrait sur le droit chemin pendant les moments difficiles. Car samedi, ils n’ont pas su traverser les moments plus difficiles. Une dizaine, voire une vingtaine de minutes qui a mené aux deux buts de Cincinnati. Durant cette séquence, le CF Montréal a perdu toute sa structure défensive et sa capacité à simplement exécuter les jeux de base. Ainsi, les Montréalais ont laissé une équipe faible prendre confiance.

Ce « patron » aurait peut-être pu secouer ses troupes à ce moment. Il aurait aussi rappelé à ses coéquipiers d’être vigilants et alertes sur coup de pied arrêté. Deux fois, le CF Montréal s’est fait prendre à ce jeu.

D’abord, les défenseurs montréalais, particulièrement Rudy Camacho, ont fait une mauvaise lecture de la trajectoire du ballon. Facteur atténuant : un gardien plus agressif et dominant dans cet aspect du jeu aurait peut-être pu empêcher cette déconvenue. Ensuite, sur le coup franc qui a mené au deuxième but, les joueurs montréalais ont organisé leur ligne défensive beaucoup trop haut sur le terrain, ou trop loin de leur gardien si vous préférez. Une telle stratégie ajoute habituellement un degré de difficulté. Si tu veux contrer un coup franc de cette façon, les joueurs doivent réagir avant même que le ballon soit frappé. Ils ne doivent pas attendre. Et, encore une fois, le gardien doit être capable de gérer l’espace entre la ligne défensive et sa cage.

Retourner à la planche à dessin

Avez-vous remarqué comment Romell Quioto est sorti du terrain samedi ? Il était visiblement en furie en quittant le terrain et il s’est dirigé tout de suite vers le vestiaire. Je n’ai pas aimé sa réaction, mais, dans une certaine mesure, elle peut s’expliquer de plusieurs façons. D’abord, avait-il en tête cette occasion bousillée à la fin de la première période ? Il a raté l’immanquable, ça doit encore le déranger au moment où vous lisez ces lignes.

Ensuite, était-il vraiment celui qui devait sortir ? À côté de lui, Erik Hurtado jouait un mauvais match. Faire entrer Bjorn Johnsen quand tu es à la recherche d’un but, d’accord. Mais préférer Hurtado au joueur par excellence de l’équipe de la saison dernière... je pense que Nancy gagnerait à revoir sa stratégie.

Et tant qu’à y être, il pourrait aussi faire le constat que « l’expérience Lassi Lappalainen » en tant que latéral gauche a assez duré. Le Finlandais n’a pas le profil de la position. C’est un attaquant.

Les intentions de l’entraîneur sont louables. Il veut mobiliser le plus de joueurs dans son effectif et s’adapter aux défis que représente chaque adversaire. Mais bien souvent, les meilleures réponses à nos problèmes sont souvent les plus simples.