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Équité salariale et égalité des sexes

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Il y a, en ce moment, bon nombre de négociations de conventions collectives en cours.

Quand on regarde celles-ci, on se demande vraiment si c’est approprié de parler d’équité salariale et d’égalité homme-femme.

Deux poids, deux mesures

Un exemple qui saute aux yeux, c’est celui de la grève des travailleurs d’ArcelorMittal. Forts d’une conjoncture plus que favorable (le prix du minerai de fer n’a jamais été si haut), les travailleurs ont déclenché une grève qui tient la Côte-Nord en otage. 

Pendant ce temps, les employés du secteur public, principalement des femmes, se voient offrir des augmentations de 5 % sur trois ans pour des salaires annuels d’environ 40 000 $/année. 

D’un côté, donc, des hommes qui choisissent d’aller travailler dur, certes, dans des régions éloignées pour des salaires ahurissants (85 % des postes sont occupés par des hommes qui gagnent très souvent entre 100 000 $ et 150 000 $ par année).

De l’autre, des femmes qui élèvent les générations futures et lavent les fesses des aînés vulnérables, qui se voient imposer des heures supplémentaires qu’elles ne peuvent refuser et qui peuvent difficilement faire la grève sans perdre la sympathie du public.

L’argent est plus important que les gens

Il n’y a que peu de choses en commun entre des négociations dans le secteur public et un conflit de travail dans une entreprise privée, sinon peut-être que le même grand syndicat (la FTQ) y chante deux chansons bien différentes selon le sexe des travailleurs défendus.

Il n’existe pas de comparable « féminin » aux emplois « masculins » visés par le conflit chez ArcelorMittal. Est-ce normal ?

Je parie qu’un conflit qui ralentit un moteur économique aussi important que le minerai de fer (et par la bande, l’acier) finira par se régler pas mal plus vite que les négos avec le gouvernement Legault. 

En attendant, les femmes continuent de gagner des peanuts.