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Pas question de reculer sur le 3e lien, assure Bonnardel

Le ministre François Bonnardel convaincu que le projet se réalisera tel que présenté

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Le ministre des Transports François Bonnardel a participé à la présentation, lundi dernier, du projet de tunnel autoroutier de 8,3 km entre Québec et Lévis.

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N’en déplaise aux opposants du 3e lien, le tunnel Québec–Lévis va se réaliser tel que présenté lundi dernier, assure le ministre des Transports, François Bonnardel. « C’est béton. On s’en va sur ce qu’on a annoncé. Il n’y aura pas de retour en arrière », a-t-il confié lors d’une entrevue avec notre Bureau parlementaire.

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Un défi d’ingénierie  

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Illustration courtoisie, MTQ

Même s’il s’est gardé de le souligner lors de l’annonce officielle, la semaine dernière, François Bonnardel est convaincu que les experts parviendront à battre le record du plus gros tunnelier au monde pour forer le tunnel Québec–Lévis.

« Je ne suis pas inquiet. [...] Je vois ça comme un grand défi pour nos ingénieurs », a commenté le ministre des Transports.

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Comme le rapportait Le Journal, mercredi dernier, le record à battre est de 17,6 mètres de diamètre, alors que le monotube du 3e lien en fera 19,4. Et ce choix est arrêté, a expliqué le ministre des Transports. « Les analyses, on les a faites. On s’en va avec un tube de 19 mètres », a-t-il tranché.

« Pour moi, un tunnelier, qu’il fasse 17, 18 ou 19 mètres (de diamètre), ça reste un tunnelier à bâtir. Je sais qu’on a l’expertise. Les firmes embauchées par Québec ont déjà approché du personnel qui a travaillé à accomplir de tels exploits à l’étranger, notamment à Seattle. »

La clef, croit M. Bonnardel, passera par la bonne connaissance de la nature du sol à forer. Des sondages géotechniques sont déjà en cours depuis l’été dernier.

Consensus recherché dans Saint-Roch  

Le gouvernement caquiste n’a pas l’intention « de bulldozer Saint-Vallier Est et tout le secteur » en reliant le tunnel Québec–Lévis à l’autoroute Dufferin-Montmorency, signale le ministre des Transports, François Bonnardel.

Les préoccupations des résidents de la Basse-Ville ne seront pas ignorées, promet-il.

La configuration finale des bretelles qui donneront aussi accès au boulevard Charest n’étant pas encore complétée, le ministre se dit « ouvert » aux propositions.

« C’est une approche qui doit être consensuelle, suggère le ministre. Je sais que le BAPE va faire ce travail, mais s’il le faut, pour la Ville et pour rassurer les gens, je n’ai aucun problème à ce qu’on s’assoie avec les intervenants et les comités de citoyens du secteur, qui pourraient y voir une intrusion ou des inquiétudes. »

Encore là, toutefois, pas question de faire marche arrière. « On reste persuadé qu’on a fait le bon choix », a-t-il insisté.

Un service de traversier repensé  

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Photo d'archives, Stevens Leblanc

Le service de traversier entre Québec et Lévis ne disparaîtra pas avec l’arrivée du 3e lien, mais sa formule pourrait être repensée.

« Je ne peux pas vous annoncer aujourd’hui ma vision, mes idées pour la traverse Québec-Lévis, mais j’en ai, laisse planer le ministre des Transports. L’approche que j’ai, je vais la dévoiler dans les prochains mois. »

Dès l’apparition du scénario de centre-ville à centre-ville, M. Bonnardel avait garanti que la traverse Québec–Lévis était là pour rester.

« Ce n’est pas parce qu’on fait un tunnel que, du jour au lendemain, ces traverses que les gens connaissent depuis des années vont disparaître. Loin, loin de là », maintient le député de Granby.

Des changements seront forcément à venir, puisque les deux navires officiels de la desserte, l’Alphonse-Desjardins et le Lomer-Gouin, qui célèbrent cette année leur 50e anniversaire, arriveront à la fin de leur durée de vie utile, autour de 2031.

Une pelletée de terre « plus que symbolique »  

La première pelletée de terre promise avant les élections de 2022 sera « plus que symbolique », jure François Bonnardel.

« C’est certain, on ne s’en va pas juste couper le gazon », a lancé le ministre, en entrevue.

Lors du dévoilement du Réseau express de la Capitale, la semaine dernière, on a appris que ce n’est que dans six ans que le tunnelier commencera à creuser en direction nord.

Des travaux préparatoires débuteront toutefois près de la sortie Mgr Bourget de l’autoroute 20, dans le secteur où débouchera le tunnel au sud. Pourquoi à cet endroit ? Parce que « c’était beaucoup plus simple de commencer du côté de Lévis », a expliqué le ministre. « Je vais vous annoncer ça dans les prochains mois ».

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