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Toujours le même vieux film

SÉRIES : Maple Leafs vs Canadiens
Photo Martin Chevalier Les joueurs des Maple Leafs célèbrent le but de Morgan Rielly lors de la deuxième période.

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Le Canadien n’est pas mort. Un déficit de 2-1 n’est pas insurmontable. Mais quand on regarde le déroulement de la série contre les Leafs, on se demande comment le Tricolore réussira à remporter une autre victoire.

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Si ça devait se produire, il serait préférable que ça arrive ce soir. Sinon, le Canadien retournera à Toronto un pied dans la tombe pour le match de jeudi.

On a revu hier soir le même vieux film que cette équipe nous sert depuis trop longtemps. Pendant que Carey Price gardait les siens dans le match avec des arrêts clés, ses coéquipiers n’arrivaient pas à maintenir d’attaques soutenues au cours des deux premières périodes. 

La plupart des tirs provenaient de loin.

En désespoir de cause, les joueurs du Canadien ont bourdonné plus souvent autour du filet des Leafs en troisième période, sans toutefois parvenir à créer l’égalité.

Campbell est dans sa zone

Jack Campbell a peut-être été un deuxième gardien toute sa carrière, mais il marche sur les eaux depuis qu’il a pris la relève de Frederik Andersen. 

Ce n’est pas la première fois que l’on voit un gardien arriver de nulle part connaître du succès dans les séries. 

On connaît ça à Montréal. Plusieurs gardiens se sont fait un nom de cette façon dans l’histoire du Canadien.

Loin de moi l’idée de dire que Campbell est destiné à être élu au Panthéon du hockey après sa carrière.

Oh ! que non !

Mais il est dans une zone de confort en ce moment. Il se sent aussi bon que n’importe quel gardien de la Ligue nationale. 

Il a fait au troisième engagement ce que Price a accompli au cours des deux premières périodes.

Au moins, il travaillait avec une avance d’un but, ce qui n’arrive pas souvent à Price dans les séries.

Impossible de gagner

Les chiffres ne mentent pas à cet effet.

À l’exception de 2014, année où il avait atteint la finale d’association contre les Rangers de New York, le Tricolore a maintenu, tout au plus, des moyennes de buts marqués légèrement supérieures à deux par match dans les séries, depuis 2013.

On parle depuis l’arrivée de Marc Bergevin au poste de directeur général.

Les chiffres vont comme suit : 1,8 en 2013 ; 2,08 en 2015 ; 1,83 en 2017 et 2,3 l’an dernier en combinant la ronde qualificative et la ronde éliminatoire.

En 2014, cette moyenne s’était élevée à trois buts par rencontre.

Où est passé Toffoli ?

Dans cette série contre les Leafs, le Canadien ne totalise que quatre buts en trois rencontres pour une moyenne de 1,33 par rencontre.

Seuls Josh Anderson, Paul Byron, Jesperi Kotkaniemi et Nick Suzuki sont parvenus à compter.

Tyler Toffoli est tombé à plat tandis que Brendan Gallagher et Phillip Danault ne sont visiblement pas complètement remis des blessures qu’ils ont subies cette saison.

Mais les Leafs comptent des blessés, eux aussi. On ne reverra pas John Tavares dans cette série.

Nick Foligno a dû déclarer forfait pour le match d’hier soir.

Bonne sortie de Caufield

Pour se consoler, on peut dire que Cole Caufield a relativement bien fait à son premier match des séries dans la Ligue nationale. Mais il ne peut pas faire de miracles.

Oui, il reste de l’espoir, mais le Canadien jouera sa saison ce soir.

Il lui faudra absolument gagner. Comment ? En marquant des buts.

Y’a-t-il des marqueurs dans la salle ? 

Caps et Blues à la baisse  

Pas facile d’atteindre le sommet. Et c’est plus difficile d’y rester. Parlez-en aux Capitals de Washington et aux Blues de Saint-Louis, champions de la coupe Stanley respectivement en 2018 et en 2019, qui ne sont déjà plus du portrait des séries après une ronde.

C’est la troisième année consécutive qu’Alex Ovechkin et les Capitals sont éliminés au premier tour depuis leur première conquête de la coupe Stanley. Ils ont été sortis successivement par les Hurricanes de la Caroline, les Islanders de New York et les Bruins de Boston.

Dans le cas des Blues, on a encore en mémoire leur superbe remontée au classement en 2019. Derniers au classement général au début janvier, ils avaient terminé la saison régulière à un point seulement du premier rang de leur division, avant de remporter ce qui fut aussi la première coupe de leur histoire.

C’est la sécheresse depuis. L’an dernier, les Blues se sont inclinés devant les Canucks de Vancouver au premier tour des séries et, cette année, ils ont été balayés en quatre matchs par l’Avalanche du Colorado.

Que fera Ovechkin ?

À Washington, les regards sont tournés vers Ovechkin. Le contrat de 13 ans d’une valeur de 124 millions de dollars, qu’il avait négocié lui-même en 2008, est échu. 

Le capitaine des Capitals n’a pas voulu parler de son avenir dans les minutes suivant l’élimination des siens aux mains des Bruins.

Serait-il tenté d’aller voir si le gazon est plus vert ailleurs ?

Même si Ovechkin est proche du propriétaire des Caps, Ted Leonsis, il pourrait envisager un changement d’air, sait-on jamais ?

Kuznetsov près de la porte ?

L’avenir d’Evgeny Kuznetsov suscite aussi des interrogations à Washington. Le joueur de centre de 29 ans a le don de se mettre les pieds dans les plats. 

Il a contracté la COVID-19 pour la deuxième fois cette année, pendant la série contre les Bruins. 

Il y a deux ans, la Fédération internationale de hockey sur glace l’a suspendu de toutes les compétitions internationales pour une période de quatre ans, après avoir obtenu un résultat positif au test de dépistage de cocaïne. Étrangement, la Ligue nationale ne l’a pas sanctionné.