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Inquiétude devant l'itinérance dans Saint-Roch: Régis Labeaume invite les plaignants à «se calmer»

Inquiétude devant l'itinérance dans Saint-Roch: Régis Labeaume invite les plaignants à «se calmer»
Photo d'archives, Didier Debusschère

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Les commerçants et citoyens de Saint-Roch qui craignent pour leur sécurité en raison des itinérants doivent «se calmer», selon le maire Régis Labeaume, qui assure que le quartier est sécuritaire et qui a annoncé une série de mesures pour aider cette communauté.

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«Ils doivent se calmer», a lancé mercredi le maire Labeaume, appuyé par plusieurs intervenants qui ont lancé un appel à la tolérance envers la clientèle qui vit en situation d’itinérance dans le quartier.  

Selon M. Labeaume, les commerçants qui ont manifesté leur malaise et leur inquiétude à propos des comportements de certains individus, depuis le déménagement des locaux de Lauberivière, réagissent de façon exagérée. 

Inquiétude devant l'itinérance dans Saint-Roch: Régis Labeaume invite les plaignants à «se calmer»
Photo Stevens LeBlanc

Plusieurs citoyens et commerçants avec qui Le Journal s'est entretenu se sont plaints de comportements déplacés. Ils sont aux prises avec des cris, des excréments humains retrouvés sur leur propriété, des personnes à demi vêtues sur la place publique, des itinérants endormis sur des balcons privés.  

Le chef de police adjoint André Turcotte a confirmé que le nombre de plaintes avait augmenté dans Saint-Roch. Mais il ne s’agit pas de situations qui mettent la sécurité en danger, a-t-il précisé. On parle davantage d’incivilité, d’état d’ébriété, de consommation de drogue. «Je ne crois pas que la sécurité est compromise à Québec.» 

La pandémie a exacerbé la situation et a rendu l’itinérance plus visible, ont indiqué les intervenants, qui ont tous plaidé pour une meilleure tolérance. 

«Le voisinage doit faire partie, aussi, de la solution. Il faut qu’il s’implique», a souligné le directeur général de Lauberivière, Éric Boulay. 

Le président de la Société de développement commercial, François Lebel, craint pour la réputation de son quartier. Il affirme que la très grande majorité des gens d’affaires sont heureux d’être établis dans Saint-Roch et cohabitent très bien avec cette clientèle. «Ce sont des humains», a-t-il exprimé. «Si on prend le temps de les regarder, c’est moins stressant.» 

Toilettes chimiques

La Ville a annoncé l’ajout de deux toilettes chimiques dès jeudi. L'administration Labeaume a choisi cette option, plutôt que celle des toilettes automatisées, proposée par le transfuge Pierre-Luc Lachance, pour des raisons de coûts et d'entretien. «C'était la mauvaise solution», a noté M. Labeaume. 

On augmentera la fréquence de l’entretien et du nettoyage de l’espace public dans le secteur. On prendra soin nettoyer les graffitis. Le carré Lépine sera remis au niveau et mieux éclairé. L’éclairage sera aussi accru au parc Jean-Paul-L’Allier. 

La rue de Xi’an, un cul-de-sac où se tiennent souvent des fêtes impromptues, sera ouverte pour relier la rue du Pont et la rue Sainte-Marguerite, a promis le maire.  

«Ce n’est pas vrai, que Saint-Roch est à feu et à sang. Ceux qui prétendent ça se tirent dans le pied et se font mal à eux-mêmes», a-t-il soutenu. Comme résident du quartier, il convient que c’est un «environnement particulier». «Ça ne nous dérange pas. On aime vivre dans cet environnement-là.»