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De nouvelles images des survivants de la tragédie de L'Empress of Ireland

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Quelque 107 ans après que L’Empress of Ireland eut sombré au large de Rimouski, de nouvelles images des survivants, d'une rare qualité, ont refait surface par pur hasard.

Le 29 mai 1914, le navire de 168 mètres coulait dans le fleuve Saint-Laurent, faisant 1012 victimes. La tragédie maritime demeure à ce jour la pire de l'histoire canadienne.

À l'époque, de nombreux médias s’étaient déplacés pour couvrir l'événement, qui survenait deux ans après le drame du Titanic.

Le chercheur indépendant en histoire de l'art Sébastien Hudon et le chercheur en résidence à la Cinémathèque québécoise Louis Pelletier ont misé en 2020 sur un lot de bobines lors d’enchères à Londres.

Le matériel, qui est toujours en excellente condition, révèle des images du bateau Lady Grey qui avait rapatrié plusieurs survivants et des dépouilles à Québec.

«On voit un des navires, le Lady Grey qui a participé aux opérations de sauvetage qui revient à Québec avec certains des rescapés» a expliqué Louis Pelletier en entrevue à TVA Nouvelles.

La séquence de la jeune fille dans les bras d'un homme est la découverture la plus importante. Il s’agit de Florence Barbeau et de Robert Crellin, qui sont deux personnages importants de cette tragédie et dont on avait très peu d'images.

«Cette petite fille, dont il était le parrain, est restée accrochée après lui pendant que le bateau sombrait», a raconté le directeur général du site historique maritime de la Pointe-au-Père, Serge Guay.

Plusieurs médias rapportaient, après le naufrage, qu’il avait agi en véritable héros. «Il a essayé de sauver tout le monde», a dit Sébastien Hudon.

L'histoire de Florence Barbeau intéresse particulièrement le musée de L'Empress of Ireland à Rimouski, puisque dans les années 1980, des descendants de la survivante ont fait don au musée d'un jonc qui lui appartenait.

Les deux historiens n'ont pas voulu dévoiler combien d’argent ils ont déboursé pour obtenir ces images inédites.

«C’est comme une habitude qu’on a, pour donner une valeur à quelque chose. Faut qu’on lui donne un prix, mais c’est inestimable», a expliqué le chercheur indépendant en histoire de l'art Sébastien Hudon.