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Témoignage de François Asselin: la Couronne relève des incohérences

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François Asselin se considère comme une victime. L'homme de 38 ans subit son procès pour les meurtres de son père, Gilles Giasson, survenu à Trois-Rivières en mai 2018 et de son collègue de travail François Lefebvre, survenu à Sherbrooke quelques jours plus tard.

Dans un document rédigé en prison en 2018, l'accusé écrivait être «coupable d'être une victime». Questionné par son avocate, qui voulait savoir ce qu'il voulait vraiment dire, Asselin a expliqué jeudi, au palais de justice de Trois-Rivières, avoir toujours pensé que c'était lui la victime. «Victime d'avoir écouté mon père qui m'a imposé sa mort. Je voulais travailler, je n'avais pas prévu être un meurtrier. J'avais d'autres projets.»

Dans le même document, l'accusé écrit être non criminellement responsable de ses actes. Aux jurés, il a expliqué sa pensée. «Je suis non criminellement responsable parce que je n'avais pas de mauvaise intention. J'ai fait ça pour survivre. Je suis un survivant. J'ai pas attendu que l'homme en noir entre chez moi et se mette à tirer», a-t-il martelé.

En mi-journée, le procureur de la Couronne a contre-interrogé François Asselin. Me Larouche a passé l'après-midi à relever les incohérences et les contradictions dans son témoignage. Il a notamment mis en évidence une partie de son témoignage où il prétend avoir eu une conversation avec son père après sa mort... des propos qu'il n'a jamais tenus avant aujourd'hui. Selon la Couronne, Asselin n'aurait jamais fait mention de cette histoire auparavant, pas même aux trois experts psychiatres et psychologues.

Contradiction aussi dans les quantités d'alcool et de stupéfiants consommés par l'accusé avant le meurtre de son père. Me Larouche lui a fait remarquer que sa version des faits était différente en cour que celle faite aux experts, et même différente entre les experts consultés.