/opinion/columnists
Navigation

Fin du couvre-feu: à nous les petits partys...

Coup d'oeil sur cet article

C’est aujourd’hui le jour « D ». « D » pour déconfinement. J’aurais aussi pu invoquer la lettre F pour fin du couvre-feu. Parce qu’avouons-le, c’est ce qui va véritablement changer la donne.

Mesure crève-cœur

Le 9 janvier dernier, j’ai pogné de quoi. Je ne pensais jamais vivre dans ma vie une époque où on remettrait au goût du jour une mesure utilisée en temps de guerre. D’entendre mon fils de 6 ans s’inquiéter qu’on se fasse arrêter par la police après 20 h 30 avait quelque chose de profondément surréaliste. 

Mais bon, même s’il n’y a aucune étude démontrant l’efficacité scientifique du couvre-feu, il a porté ses fruits même si, à mon sens, le gouvernement Legault l’a étiré un peu trop longtemps. 

La question qu’on se pose tous en ce moment, c’est : est-ce que le couvre-feu était le dernier rempart contre les abus ?

J’entendais quelques commentateurs s’inquiéter du fait que les jeunes allaient assurément virer fous, se mettre à organiser des gigapartys en se sacrant des mesures de santé publique. 

Ça me fait grincer des dents puisque j’ai l’impression que les dérapages guettent tout le monde, les jeunes et les moins jeunes. On est tous à trois verres de vin de se parler d’un peu trop près ou de se mettre les mains dans le même bol de chips. 

Et je ne pense pas que ce soit seulement les jeunes qui ont manqué de jugement pendant la pandémie. J’ai vu beaucoup de monde avec des cheveux blancs faire des rassemblements illégaux et hurler « Fuck Legault » lors de manifestations.

Une deuxième dose au plus vite

Des petits partys, il y en aura des tonnes. Et, on ne se fera pas de cachette, des gros aussi. À défaut de pouvoir contenir nos ardeurs, une deuxième dose de vaccin est, selon plusieurs experts, la seule affaire qui nous évitera une transmission qui pourrait nous faire plonger dans une quatrième vague. Ça fait que, c’est quand ? J’ai hâte de faire un X sur mon calendrier vaccinal.