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La publicité trompeuse de la Banque centrale

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L’inflation est de retour. Il suffit d’une visite au supermarché ou à la station d’essence pour s’en apercevoir. Et s’en désoler !

Selon Statistique Canada, l’indice des prix à la consommation a grimpé de 3,4 % en avril. Aux États-Unis, la hausse a été de 4,2 %. C’est la plus forte hausse depuis une décennie.

Les autorités se font toutefois rassurantes. Selon Tiff Macklem, le gouverneur de la Banque du Canada, l’inflation serait éphémère et se stabilisera dès que nous sortirons de la crise sanitaire. 

Certes, la reprise pourrait exercer quelques pressions sur les prix. Mais M. Macklem oublie de préciser que le principal responsable de l’inflation actuelle et à venir c’est... lui ! 

Exubérances

Justin Trudeau est un dépensier compulsif. S’il nous en fait la démonstration depuis 2016, il s’est prodigieusement surpassé depuis 2020 en dépensant plus vite que son ombre. Or, ses exubérances n’ont été rendues possibles que grâce à la complaisance de la Banque centrale qui, métaphoriquement, a fait tourner la planche à billets pour financer l’hystérie dépensière de Justin. Au cours de la dernière année, elle lui a fourni 303,5 milliards d’argent tout neuf grâce à quelques écritures comptables. En comparaison, les revenus fiscaux d’Ottawa atteignaient 293,6 milliards.

En injectant autant d’argent sans hausse équivalente de la production, M. Macklem réduit la valeur de notre dollar et, par ricochet, notre pouvoir d’achat et notre niveau de vie. En nous refilant la facture des « cadeaux » d’Ottawa, il nous appauvrit sournoisement, mais sûrement.

Tromperie

Ironiquement, sur le site de la Banque centrale, on peut lire : « Nous nous employons à préserver la valeur de la monnaie en maintenant l’inflation à un niveau bas et stable ». Pourtant, en finançant aveuglément les desiderata de Justin, elle promet une chose et livre le contraire. Si elle était un commerce, elle serait accusée de publicité trompeuse. Alors pourquoi M. Macklem s’en tire-t-il sans être inquiété ?