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Victoire contre la planète entière!

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Photo USA TODAY Sports Nick Suzuki célèbre avec ses coéquipiers après avoir procuré la victoire en prolongation contre les Maple Leafs de Toronto.

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Le Canadien et ses inconditionnels partisans étaient les seuls à croire que la victoire était possible hier soir. Pour reprendre une expression familière dans le monde du sport, c’était eux contre la planète entière. Mais le Tricolore y est arrivé. Difficilement et dramatiquement, mais personne ne peut lui enlever ce triomphe remporté à l’arraché.

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Pour le meilleur ou pour le pire, un sixième match aura lieu demain soir au Centre Bell. Et devant des spectateurs en plus, ce qui sera une première depuis le 10 mars de l’an dernier. 

Ils ne seront pas 21 302 dans les gradins, mais depuis le temps que les gens attendent le moment de sortir, les 2500 personnes qui auront accès à l’amphithéâtre seront sans doute bruyantes.

Encore et toujours Price

Cette deuxième victoire n’aurait pas été possible sans Carey Price. Il n’y pouvait rien sur les trois buts qui ont permis aux Leafs de combler un écart de 0-3.

Price a fait la différence toute la soirée.

Ce triomphe est aussi le résultat d’un amalgame entre vétérans et jeunes attaquants. 

Le trio formé de Joel Armia, d’Eric Staal et de Corey Perry a été de tous les combats, particulièrement au cours des deux premières périodes.

Ils ont bourdonné continuellement autour du filet des Leafs avec le résultat que les deux premiers buts du Canadien ont été l’œuvre d’Armia.

Pas des classiques, mais des buts qui ont été réussis à force d’efforts soutenus.

Les jeunes s’affirment

Puis, Jesperi Kotkaniemi, qui a disputé lui aussi un fort match avec ses compagnons de trio, Paul Byron et Josh Anderson, a apporté sa contribution pour ainsi donner une priorité de trois buts aux siens.

Le reste de la soirée augurait bien. Le Canadien dictait le jeu.

Mais on pensait bien que le vent tournerait lorsque Zach Hyman a marqué moins de deux minutes après le but de Kotkaniemi.

Le syndrome de la deuxième période hantait tout le monde, mais le Tricolore a protégé son avance.

C’est au troisième engagement que l’effondrement s’est produit. Quand Jake Muzzin a créé l’égalité avec son deuxième but de la soirée, les incrédules se sont dit que c’en était fait de la saison du Canadien.

Ils étaient nombreux à attendre le coup de grâce, mais ce n’est pas arrivé.

Nick Suzuki et Cole Caufield ont profité d’une gaffe d’Alex Galchenyuk dans la zone du Canadien pour s’échapper seuls devant Jack Campbell.

Ils n’ont pas raté leur coup.

Pourquoi pas utiliser Romanov ?

La contribution de Kotkaniemi, Suzuki et Caufield dans cette victoire inespérée fait dire que le Canadien se doit d’utiliser ses jeunes espoirs.

Kotkaniemi et Caufield ont regardé le premier match de la série des loges à Toronto. Caufield a continué à manger du popcorn lors de la deuxième rencontre avant d’être intégré à la formation en raison d’une blessure à Staal.

Pourquoi alors ne pas faire appel à Alex Romanov ?

Au risque de me répéter, l’avenir de l’équipe passe par lui, Kotkaniemi, Suzuki, Caufield et les autres jeunes qui se grefferont à l’équipe au cours des prochaines années.

Les jeunes ont besoin qu’on leur fasse confiance. Pour ça, ils doivent jouer.

Romanov pourrait être l’étincelle qui manque à l’attaque à cinq.

Le Canadien n’aurait rien à perdre en l’envoyant dans la mêlée. Il tire toujours de l’arrière dans la série à ce que je sache. 

Nomination éloquente  

La nomination de Catherine Raîche à titre de vice-présidente des opérations football des Eagles de Philadelphie est un témoignage éloquent de ses compétences. On parle d’une Québécoise occupant le plus haut poste hiérarchique jamais attribué à une femme dans la plus grande ligue sportive au monde.

Ce n’est pas rien !

On connaît le parcours de Mlle Raîche.

C’est un Américain, Jim Popp, qui a été le premier à croire en elle. Mlle Raîche a pris du galon rapidement avec les Alouettes. Embauchée comme coordonnatrice des opérations football, elle est devenue adjointe au directeur général.

Lorsque Jim Popp a été congédié, elle l’a suivi avec Marc Trestman chez les Argonauts de Toronto.

Encore toute jeune

Dans une entrevue qu’elle accordait à mon collègue Mathieu Boulay, l’automne dernier, elle ne cachait pas que son but était de devenir directrice générale d’une équipe de la NFL.

À 32 ans seulement, elle est plus près que jamais de son objectif.

Il n’y a pas à dire, le monde du sport se met résolument à l’heure de l’inclusion des genres et de la diversité des races.

En novembre dernier, Kim Ng est devenue la première femme et la première personne de descendance asiatique à se voir confier un poste de directrice générale avec une équipe du baseball majeur, en l’occurrence les Marlins de Miami.

Bientôt dans la NBA

Ce jour approche dans la NBA aussi.

Kelly Krauskopf est adjointe au directeur général avec les Pacers d’Indianapolis.

À Toronto, Teresa Resch cumule les fonctions de vice-président des opérations basketball avec les Raptors.

La NBA G League, un circuit de développement parrainé par la NBA, compte deux femmes dans des postes de directrices générales.

Il s’agit de Tori Miller, des Hawks d’Atlanta, et de Amber Nichols, du Wizard de Washington.

Les femmes prennent de plus en plus leur place.