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Zone rouge ou orange ? Pas facile...

Parc Victoria
Photo d’archives, Elsa Iskander La région de Québec, où des dizaines de fêtards s’étaient donné rendez-vous au parc Victoria la fin de semaine dernière, passera à l’orange lundi.

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Débusquer les fausses nouvelles, vérifier les déclarations des politiciens, trouver les vrais chiffres : notre Bureau d’enquête, basé à Montréal, à Québec et à Ottawa, se spécialise dans l’art de rétablir les faits. Chaque samedi, nos journalistes et recherchistes vous présentent leurs trouvailles pour vous permettre de voir plus clair dans l’actualité de la semaine.


L’ÉNONCÉ

Mardi, le premier ministre François Legault a annoncé lors d’un point de presse que certaines régions et sous-régions ne passeraient pas à l’orange dès le lundi 31 mai, contrairement au reste du Québec. « Ce sont les zones où nous avons le nombre le plus important de cas actifs par habitant », a donné comme explication le premier ministre, en anglais. Les « zones » en question sont Montréal, Laval ainsi que certaines sous-régions du Bas-Saint-Laurent, de Chaudière-Appalaches et de l’Estrie.

 

LES FAITS

Les cinq régions administratives qui restent rouges en tout ou en partie sont en effet celles où l’on trouve le plus de cas actifs par rapport à la population. Toutefois, lorsqu’on porte son attention aux sous-régions, la déclaration de M. Legault n’est plus vraie. Par exemple, les territoires représentés par les réseaux locaux de service (RLS) de Coaticook (352), en Estrie et au Lac-Saint-Jean-Est (96) seront en zone orange même s’ils ont un nombre supérieur de cas actifs par 100 000 habitants que Laval (73), qui reste pourtant rouge. Invité à fournir une explication, le bureau du premier ministre a nuancé les propos de M. Legault, précisant que l’évolution vers le palier orange doit aussi tenir compte d’éléments comme la capacité hospitalière, les éclosions actives, la densité de population, etc.

Pascal Dugas Bourdon

Le chiffre de la semaine : 43,7 M$

C’est la valeur d’un contrat octroyé le 12 mai par le ministère des Transports du Québec à la firme Construction Interlag inc. pour des « travaux de renforcement et de réparation de poutres et dalles du pont de l’Île-aux-Tourtes ».  

L’appel d’offres pour le contrat a débuté en février, soit plusieurs semaines avant la série de cafouillages qui a mené à la fermeture du pont de l’Île-aux-Tourtes le 20 mai.

Depuis 2016, 110 M$ ont été investis dans la réparation et l’entretien du pont. D’ici son remplacement en 2027, ce sont 280 M$ qui seront dépensés par le MTQ, rapportait TVA Nouvelles le 21 mai.

– Charles Mathieu