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Alexandre Da Costa: lire pour apprendre et voyager

Alexandre Da Costa
Photo Chantal Poirier Le 25 juin, dans le cadre du Festival Stradivaria, Alexandre Da Costa nous convie au spectacle Terrebonne, tissé serré avec les musiciens de l’Orchestre Symphonique de Longueuil et les invités spéciaux Bruno Pelletier et Kim Richardson.

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Le violoniste et chef d’orchestre Alexandre Da Costa nous parle des livres qui l’ont fait vibrer.

Vous pouvez commencer par nous parler du livre que vous lisez présentement ?

Alexandre Da Costa
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En fait, je lis deux livres, qui sont très différents l’un de l’autre. Le premier écrit par ma mère, Véronique Da Costa, s’intitule Entre ciel, mer et terre : odes et légendes. Comme elle est peintre, l’art s’est toujours retrouvé partout autour de moi, mais je ne savais pas qu’elle écrivait de façon aussi profonde. C’est tout un voyage, pour moi ! Le second, Sous l’arbre à palabres, mon grand-père disait..., est de Boucar Diouf. Je l’ai rencontré à plusieurs reprises et son livre, qui est extrêmement bien écrit, porte aussi à réfléchir. 

Et juste avant, que lisiez-vous ?

Alexandre Da Costa
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Le symbole perdu de Dan Brown. J’aime tout ce qu’écrit cet auteur, que je perçois comme un érudit. Ses romans sont divertissants et en même temps, ils ont un côté éducatif. Mais quand on les lit, jamais ils ne vont nous donner l’impression d’assister à un cours d’université ! 

Avec le recul, est-ce qu’il y a un livre qui a compté plus que tous les autres dans votre vie ?

Alexandre Da Costa
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Oui, Le moine et le vénérable, de Christian Jacq. C’est un livre qui est plein de symboles importants. La première fois que je l’ai lu, je devais avoir 20 ans et j’ai tout pris au premier degré. Quand je l’ai relu à 40 ans, ça a été très différent. Ça se passe pendant la Deuxième Guerre, et à cause des nazis, deux hommes vont être amenés à se rencontrer : un moine bénédictin et un médecin appartenant à une loge maçonnique. En fait, c’est un livre qui est toujours très actuel parce qu’il y est question d’homogénéisation de la pensée. Il nous fait aussi réfléchir à la sagesse, à l’expérience des plus âgés. C’est une grande richesse à partager même si en ce moment, on accorde beaucoup d’importance à la jeunesse et à la vitesse.

Et y en a-t-il un que vous ne pouvez vous empêcher d’offrir chaque fois que possible ?

Alexandre Da Costa
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Les violons du roi de Jean Diwo, qui raconte l’histoire de Stradivarius de façon romancée. C’est un beau voyage dans la vie d’un luthier et j’ai eu beaucoup de plaisir à lire ce livre-là et à le donner, entre autres, parce qu’il explique l’engouement pour ses violons et la musique de cette époque-là. C’est vraiment un roman super que je recommande à tout le monde. 

Tous genres confondus, quels ont été jusqu’à présent vos gros, gros coups de cœur ?

J’aime l’histoire et j’aime voyager dans les livres, surtout maintenant qu’on ne peut pas aller bien loin. J’ai donc choisi cinq coups de cœur qui, pour moi, ont été révélateurs.

  • Da Vinci Code de Dan Brown. Il venait juste de sortir, et à ce moment-là, j’habitais en Europe. Alors j’ai fait l’effort d’aller voir dans les musées les œuvres dont il parlait. 
Alexandre Da Costa
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  • Le capitaine Alatriste d’Arturo Pérez-Reverte. C’est le premier livre que j’ai lu en espagnol. J’avais entre 18 et 20 ans, et mon espagnol était devenu presque meilleur que mon français ! En tout cas, il l’était assez pour que les chauffeurs de taxi espagnols me demandent de quelle région d’Espagne je venais !
  • La série Millénium de Stieg Larsson. Elle aussi je l’ai lue en espagnol... mais quand j’étais en voyage en Scandinavie ! Elle m’a donné une idée de ce que les gens pensaient dans ce coin du monde. Aujourd’hui, je me rappelle surtout la violence de l’écriture.
  • Vol de nuit d’Antoine de Saint-Exupéry. C’est un livre qui m’a marqué et que j’ai lu quand j’ai déménagé à Vienne, en Autriche.
  • Au temps où la Joconde parlait de Jean Diwo. Un livre qui divertit, mais qui nous apprend aussi beaucoup de choses. En gros, ça parle des arts visuels et des grandes œuvres de la Renaissance, dont celles de Léonard de Vinci. 

Du côté des grands classiques, vous avez un livre fétiche ?

Alexandre Da Costa
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Les trois mousquetaires d’Alexandre Dumas, suivi de près par Le Comte de Monte-Cristo. Depuis que j’ai lu ce livre-là, j’ai une allergie à toute histoire où il y a de l’iniquité, où les innocents sont coupables. Je n’ai plus de tolérance face à l’injustice. Ça me fait bouillir. 

Qu’est-ce que vous nous conseillez pour décrocher complètement le temps d’un week-end ?

Alexandre Da Costa
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Le triangle secret et INRI de Didier Convard, une série de bandes dessinées très bien faite. C’est intelligent et on apprend des choses. Mais je pense qu’il serait fou de ne pas mentionner également les Tintin. Enfant, je les ai lus des dizaines de fois, mais adulte, on y voit plein de clins d’œil destinés aux plus vieux. Il y aurait aussi Berlin de Jason Lutes. Si je me rappelle bien, ça se déroule pendant l’entre-deux-guerres et c’est le genre de truc qu’on lit à petites doses !