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De condamnés à ressuscités !

SÉRIES : Maple Leafs vs Canadiens
Photo Martin Chevalier Carey Price a volé la vedette lors du match numéro 6.

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Si je vous posais deux questions en ce dernier dimanche du mois de Marie. La première : êtes-vous toujours prêts à échanger Carey Price ? La deuxième : Jesperi Kotkaniemi est-il encore loin derrière Brady Tkachuk ? Il faut bien s’amuser un peu. Il fait beau, la pandémie semble vouloir nous laisser souffler un peu. Réjouissons-nous !

Mais c’est bien pour dire. 

Après le quatrième match de la série entre le Canadien et les Leafs, on était prêts à enterrer le Tricolore. Les pelles étaient sorties.

Aujourd’hui, le Canadien est plus vivant que jamais. Un septième match aura lieu demain soir à Toronto et c’est à se demander qui du Tricolore ou des Leafs seront les plus nerveux.

Les Leafs ont été rattrapés par leurs vieux démons. S’il fallait qu’ils échappent cette série, il s’agirait pour eux d’une quatrième élimination en première ronde au cours des cinq dernières années.

L’an dernier, ils s’étaient inclinés en ronde qualificative devant les Blue Jackets de Columbus.

Chockers, les Leafs ?

Un peu pas mal, même s’il reste un match à jouer. 

La pédale au fond

Mais ça n’enlève absolument rien au Tricolore.

La troupe de Dominique Ducharme était prête pour cette première rencontre devant spectateurs au Centre Bell en 14 mois et demi pour être précis.

Les amateurs en ont eu pour leur argent. Tant ceux qui ont payé le prix coûtant de leur billet que ceux qui ont déboursé une petite fortune, mais bon. Ils devaient bien en avoir les moyens.

Price a droit au respect

Price a été encore prodigieux. Il a bloqué 13 tirs en prolongation, dont plusieurs auraient pu mener à un but.

Je l’avais dit l’an dernier et je le répète : Price est un grand gardien qui excelle sous la pression, n’en déplaise à ceux qui lui tapent dessus à la moindre occasion.

À ceux-là, je dis d’approfondir leur analyse.

Ne dit-on pas qu’un joueur ne fait pas une équipe ?

Si c’est vrai pour Connor McDavid et qu’il en est de même pour les autres grands joueurs qui jouent ou qui ont joué dans cette ligue, ça vaut aussi pour Price.

Final bâton !

La prédiction de Bowman

Quant à Kotkaniemi, il en était à son troisième but en cinq matchs dans cette série. Ça lui en fait un total de sept en 15 rencontres en séries.

Pas trop mal.

Dans son cas, je vous rappellerai une déclaration que Scotty Bowman avait faite à son sujet, alors qu’il en était à sa première saison à Montréal. 

Le grand entraîneur avait dit que Kotkaniemi deviendrait le premier centre du Canadien à 22 ans.

Ça veut dire dans deux ans.

On verra bien, mais Scotty a l’habitude de savoir de quoi il parle.

Trop loin pour reculer

C’est à espérer maintenant que le Canadien ne s’effondrera pas bêtement dans le septième. Il est rendu trop loin pour perdre.

Vous savez que je ne donnais pas cher de sa peau. J’avais prédit une victoire des Leafs en cinq matchs.

Mais les derniers jours ont été excitants. C’est toujours agréable de voir le Tricolore gagner.

Il nous a fait passer par toute la gamme des émotions dans cette série. Il a été affreux dans les deuxième, troisième et quatrième rencontres.

Ça faisait pitié à voir.

Mais au cours des deux derniers matchs, cette équipe a fait la démonstration qu’elle a de la fierté. Vétérans et jeunes travaillent à l’unisson.

C’est beau à voir.

Une série contre les Jets, ça vous le dit ? 

Mon vote va à Fleury 

Les membres de l’Association des chroniqueurs de hockey professionnel (PHWA) ont été invités cette semaine à faire connaître leurs choix pour le trophée Masterton.

Rappelons que cette distinction est accordée annuellement à un joueur de la Ligue nationale personnifiant le meilleur exemple de persévérance, d’esprit sportif et de dévouement à la cause du hockey.

Deux noms figuraient au haut de ma liste, ceux de Marc-André Fleury et de Corey Perry.

L’attaquant de 36 ans est un modèle pour ses coéquipiers du Canadien. De tous les vétérans acquis par Marc Bergevin, joueurs autonomes comme joueurs de profondeur en fin de saison, Perry est celui qui a le mieux répondu aux aspirations du Canadien.

C’est un joueur responsable qui a gagné chèrement chaque dollar de son salaire de 750 000 $ cette saison. On ne peut rien lui reprocher.

Deux professionnels

Comme lui, Marc-André Fleury est un grand professionnel. Les Penguins de Pittsburgh auraient été sans doute contents de miser sur lui dans la série qu’ils ont perdue aux mains des Islanders de New York.

Cela dit, il faut reconnaître que Matt Murray a excellé lors des deux conquêtes consécutives de la coupe Stanley des Penguins, en 2016 et 2017. 

Mais son étoile a pâli lors des saisons suivantes. Les Penguins l’ont finalement cédé aux Sénateurs d’Ottawa, l’automne dernier. Fleury demeure, pour sa part, le premier joueur vedette dans l’histoire des Golden Knights de Vegas. Or, alors qu’il traversait une période difficile l’an dernier, les Knights lui ont préféré Robin Lehner, les séries venues.

Comme il l’avait fait à Pittsburgh, Fleury a gardé son calme. Il a continué à travailler avec ardeur dans les séances d’entraînement.

Tout est entré dans l’ordre cette année.

Bien que les Knights n’aient pas eu la vie facile contre le Wild du Minnesota au premier tour des séries, Fleury a joué avec aplomb, conservant un taux d’arrêts de ,928 et une moyenne de 1,98 but accordé. Ce sont des statistiques d’un gardien de premier plan.

Je lui accorde donc mon vote pour le Masterton.