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L’arrivée d’une nouvelle normalité

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Nous y voilà enfin. Après plus d’un an de mesures, de restrictions, d’ennui et d’isolement, nous voyons la lumière au bout du tunnel qui accompagne le déconfinement à venir. Le dernier, on l’espère.

On s’imagine déjà sur une terrasse, recevoir des amis, aller souper, voir des gens, toujours plus de gens, s’abreuver de ce qui nous a manqué tous ces mois durant. Ce qu’il est important de se rappeler, par contre, c’est que la modération a bien meilleur goût.

Il faut se rappeler que nous ne sommes pas tous des êtres particulièrement sociaux. Bien sûr, il y aura une effervescence au début, mais c’est tout de même pertinent de se rappeler d’écouter les signaux de son corps. 

Prendre son temps

J’écoutais récemment une entrevue avec la Dre Ramani Durvasula, où il était question entre autres d’anxiété. Elle faisait un parallèle intéressant entre la plongée sous-marine et les gens qui souffrent d’anxiété dans le contexte de la COVID-19. L’image était la suivante : quand on fait de la plongée sous-marine, il faut prendre son temps pour revenir à la surface, afin d’éviter de souffrir lors du retour. C’est un peu le même principe en ce qui a trait à la COVID. 

Nous avons passé des mois à nous isoler, à faire extrêmement attention à nos contacts sociaux, presque à avoir peur de l’autre. Pour certaines personnes, le retour à la normale se fera naturellement, organiquement. Cependant, pour les personnes plus anxieuses de nature, il est fort probable qu’une période d’ajustement soit nécessaire, que le retour à la vie normale se fasse en plusieurs étapes, comme lorsqu’on remonte de plongée. Ce qu’il faut prendre en considération, c’est que ce n’est pas un retour à la vie normale, comme avant. C’est l’arrivée d’une toute nouvelle normalité : et ça, ça prend une période d’ajustement.

S’écouter

Si vous êtes de ces gens pour qui l’anxiété a été décuplée depuis plus d’un an, ce texte est simplement là pour vous rappeler d’écouter les signaux de votre corps. Oui, nous voulons tous voir des amis, faire un feu, un souper, boire une sangria sur une terrasse. Mais c’est encore accepté, voire encouragé, de passer une journée à la maison, dans le calme, seul, si c’est ce dont vous avez besoin. 

Marie-Christine Chartier
Association canadienne pour la santé mentale
Filiale de Québec

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