/news/transports
Navigation

Le camionnage plaide pour le tunnel Québec-Lévis

Une association pense qu’il freinerait la hausse des coûts de transport

xx
Illustration courtoisie Une vue de l’intérieur du projet de tunnel entre Québec et Lévis. Le gouvernement prévoit interdire le transport lourd aux heures de pointe.

Coup d'oeil sur cet article

Un 3e lien permettant une meilleure fluidité de la circulation contribuerait à réduire les coûts de transport de biens de consommation, selon l’Association du camionnage du Québec (ACQ).

L’industrie du camionnage ajoute sa voix aux 165 entreprises et regroupements de gens d’affaires qui appuient le projet de tunnel Québec–Lévis porté par le gouvernement Legault.  

Pour le président de l’ACQ, Marc Cadieux, la nécessité d’un nouveau lien interrives entre Québec et Lévis n’est plus à démontrer.

Selon M. Cadieux, il suffit de constater la quantité de nouveaux développements en bordure de l’autoroute 20 du côté de Lévis pour imaginer ce que ce sera dans 10, 15 ans.

Celui qui représente les trois quarts des détenteurs de parcs de cinq véhicules lourds et plus au Québec rappelle les récents épisodes de verglas, qui ont nécessité des opérations de déglaçage d’urgence, forçant la fermeture complète du pont Pierre-Laporte.

Ponts saturés

Seulement sur le pont Pierre-Laporte, le ministère des Transports rapporte le passage d’environ 125 000 véhicules par jour, dont 9 % de véhicules lourds.

Quant au pont de Québec, qui est emprunté par environ 30 000 véhicules par jour, à l’évidence, il est arrivé à un moment de sa durée de vie utile qui nécessite et nécessitera encore beaucoup d’interventions, a observé M. Cadieux.

À voir la congestion actuelle, l’ACQ ne peut faire autrement que de souhaiter qu’une part de tout ce trafic puisse circuler, à compter de 2031, à l’intérieur d’un nouveau tunnel.

« Ça me promet plus de fluidité pour mon monde », a résumé M. Cadieux.

Sans vouloir se prononcer sur la facture du projet, qui est évaluée entre 6 et 10 milliards $, le représentant de l’industrie du camionnage rappelle que la congestion a, elle aussi, un coût, qui peut rapidement se chiffrer en « milliards ».

« Les biens de consommation, quand ils arrivent à la caisse, dans le prix de vente, il y a le coût du transport, et il n’a pas cessé d’augmenter au cours des dernières années », a souligné M. Cadieux.

C’est que « le nerf de la guerre pour l’industrie du transport de marchandises, c’est la performance », a-t-il expliqué.

Le temps sur la route, la quantité de carburant utilisée, l’usure des équipements ne font qu’augmenter avec la congestion. Même chose pour les émissions de gaz à effet de serre, note M. Cadieux.

 « On ne peut pas arrêter une société de fonctionner parce que certains rêvent de nous voir tous à pied ou en train de pédaler. À un moment donné, le vélo, avant de se vendre au magasin, il arrive dans un camion aussi », a-t-il imagé.

Selon lui, la grande région de Québec ne peut se passer d’un tel projet pour l’avenir.

« On n’est pas en train de gérer les 10 prochaines années : on parle d’une vision pour les 50 à 100 prochaines années, avec tout ce que ça comprend, en termes d’impact démographique à venir. »

Heures de circulation

Le projet de tunnel actuellement sur la table prévoit que la circulation pour les camions lourds serait interdite pendant les heures de pointe.

L’ACQ a toutefois eu l’assurance, de la part du cabinet du ministre des Transports François Bonnardel, que l’industrie du camionnage sera consultée afin de prendre ses besoins en considération tout au long du développement du projet.

« Réduire les plages d’interdiction, c’est des choses qui peuvent être discutées », croit Marc Cadieux.

À voir aussi