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Les dix commandements: dans une autre dimension

Un spectacle présenté dans un lieu unique

Les dix commandements
Photo courtoisie, Daphné Lehoux Traversy Miranda Chan dans le commandement Tu n’auras pas d’autre Dieu que moi.

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On aime lorsque le Carrefour international de théâtre nous amène ailleurs. Et c’est ce qu’il réussit à faire avec le spectacle de danse Les dix commandements. Il nous téléporte dans une autre dimension.

Créé en 1989, le spectacle, revisité, du chorégraphe Harold Rhéaume se déploie à travers différents lieux du monastère des Augustines. Dans des salles et dans les voûtes, où les spectateurs plongent, en petit groupe de cinq, dans cette interprétation libre des dix commandements.

Dans chaque salle, un ou deux interprètes abordent les différentes thématiques. Tu ne voleras pas. Tu ne commettras pas d’adultère. Tu n’auras pas d’autre Dieu que moi, et autres codes moraux et valeurs collectives sur lesquels repose le vivre ensemble.  

Les regards qui se croisent

Des sonorités de cloches indiquent la fin de chaque numéro. La trame sonore construite par Josué Beaucage est excellente.

Les corps bougent et parlent. Chacune des chorégraphies transporte le spectateur dans un univers et une ambiance différents. Les lieux sont uniques, pleins d’histoire et bien exploités. 

Dans Intrusion, Léa Ratycz-Légaré dévoile avec beaucoup de justesse le vertige et le mal ressentis lorsque quelqu’un est victime d’adultère. 

On entend le bruit des corps qui bougent sur le sol. Les artistes sont très près du public. Les regards se croisent. L’expérience, intimiste, est intense. 

Après avoir déambulé dans le monastère, les 40 spectateurs convergent vers les voûtes pour une finale émouvante, avec les dix interprètes réunis. 


Les dix commandements sont présentés à nouveau mardi soir, mercredi et les 9, 10 et 11 juin à 19 h.