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Un proxénète arrêté après avoir été trahi par son cellulaire

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Un proxénète accusé d’avoir vendu les services sexuels d’une jeune femme aurait été trahi par son cellulaire oublié dans un lieu public, qui a fini entre les mains de la police.

Lensly François aurait vraisemblablement été l’artisan de son propre malheur. L’été dernier, l’homme de 27 ans aurait laissé tomber son cellulaire après avoir précipitamment quitté une soirée sur la Rive-Sud de Montréal, a-t-on appris.

Un individu qui aurait ensuite trouvé l’appareil de façon fortuite y aurait découvert des informations compromettantes et aurait eu la vigilance de contacter la police. 

D’autres victimes ?

C’est à ce moment que les enquêteurs du Service de police de Longueuil (SPAL) auraient retracé des informations laissant croire que le propriétaire de l’appareil s’adonnait à du proxénétisme, en annonçant notamment des services sexuels. 

Après des mois de travail de l’équipe responsable des dossiers en matière d’exploitation sexuelle, et après avoir déployé différentes techniques d’enquête, un mandat d’arrestation a été lancé contre Lensly François. 

Celui qui se fait aussi appeler Pac ou Pacman s’est fait passer les menottes la semaine dernière. Il fait face à cinq chefs d’accusation, notamment de proxénétisme, d’avoir fait la publicité de services sexuels, d’avoir tiré un avantage de l’exploitation sexuelle d’une personne et de production de faux documents.

L’enquête, nommée Opération PUMA, a permis d’identifier au moins une victime. Mais les enquêteurs ont des raisons de croire que d’autres jeunes femmes se sont trouvées sous son contrôle.

Entre le Québec et l’Ontario

« En effet, lors de la publication pour services sexuels de ces victimes, de faux prénoms étaient utilisés, c’est pourquoi le SPAL demande à ces femmes qui auraient été exploitées par Lensly François de nous contacter », a insisté l’agent Ghyslain Vallières. 

La victime présumée dans ce dossier, dans la jeune vingtaine, aurait été amenée à offrir des services sexuels au Québec­­­, mais aussi en Ontario, notamment à Belleville, Peterborough et Niagara Falls, a-t-on appris. 

Les faits reprochés se seraient déroulés entre octobre 2019 et septembre 2020. 


L’enquête se poursuit, a indiqué le SPAL, qui invite toute personne détenant des informations concernant ce dossier à le contacter au 450 463-7192.

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