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KWE veut réunir les peuples

Le festival autochtone revient sur 17 jours après une pause en 2020

KWE veut réunir les peuples
Photo d'archives

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À l’heure où l’actualité récente ne cesse de rappeler des tragédies touchant des membres des premières nations, l’événement culturel autochtone KWE, du 18 juin au 4 juillet à Québec, est plus pertinent que jamais pour le «vivre-ensemble» estime son président, Ghislain Picard.

«L’événement est encore plus un incontournable cette année avec les nouvelles qui ont malmené nos émotions au cours des derniers jours, la découverte des 215 dépouilles d’enfants à Kamloops, des réalités soupçonnées, mais confirmées par ces découvertes macabres», a lancé M. Picard, chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador.

Le président de l’événement culturel autochtone KWE, Ghislain Picard
Photo d'archives, Agence QMI
Le président de l’événement culturel autochtone KWE, Ghislain Picard

Rappelant aussi l’enquête sur le «décès tragique» de Joyce Echaquan, il a ajouté que «tout ça converge vers un événement destiné à faire connaître la culture des peuples autochtones (...) C’est extrêmement important d’éduquer la population autour de nous pour une meilleure harmonie, une meilleure cohabitation et finalement un meilleur vivre-ensemble.»

Bonjour!

Le Dr Stanley Vollant revient comme porte-parole de KWE ! À la rencontre des peuples autochtones, tel que se nomme le festival. Créé en 2017, KWE avait pris une pause l’an dernier.

«Kwe veut dire bonjour en langue wendat. C’est un appel à la rencontre. Dire Kwe pour un autochtone est un symbole d’ouverture, on tend la main, on veut se parler. C’est un événement très important pour moi. C’est un appel à la rencontre des peuples, à briser les murs du racisme qui peuvent parfois nous séparer», a lancé le chirurgien.

«Un événement comme celui-ci va permettre de relancer l’industrie touristique. C’est aussi plus que nécessaire dans les moments difficiles que nous vivons maintenant, de créer des occasions de rencontres. Les Premières-Nations apprennent des autres, comme les autres apprennent de nous. L’éducation est la base d’une saine cohabitation», a pour sa part affirmé le grand chef huron-wendat Rémy Vincent, dont la nation est l’hôte du festival.

Programmation

Le festival se déroulera en formule hybride; une exposition à la Place Jean-Béliveau, un volet gastronomique au Grand Marché et un mode virtuel.

L’exposition se tiendra durant tout le festival et permettra notamment d’entendre la sonorité des 11 langues autochtones du Québec.

Pour le volet culinaire au Grand Marché, les 19 et 20 juin, des coffrets créés par des chefs locaux seront proposés avec pour thèmes la chasse, la pêche et la cueillette.

Le 19 juin, le Dr Vollant invitera la population à une marche de 5 km lancée virtuellement.

Le 21 juin, pour la journée nationale des autochtones, des spectacles virtuels seront présentés de 12h à 21h30 sur la page Facebook du festival. On y en entendra notamment des chants de gorge, Samian et Scott Pien Picard.

À compter du 23 juin, des capsules virtuelles de savoir-faire seront diffusées sur des thèmes allant de la préparation du lièvre à la fabrication de mocassins.

Adaptation

KWE s’était déroulé sur quatre jours en 2019, mais durera cette fois plus de deux semaines.

«C’est pour s’assurer de ne pas créer de foule et de respecter les règles sanitaires. Notre événement, en temps normal, attire 30 000 visiteurs. Il était clair qu’une formule exposition sans interaction entre individus, et que le fait d'étendre sur 17 jours cette exposition à la place Jean-Béliveau allait nous être favorables comme critères d'acceptation devant les instances de la Ville de Québec responsables d’approuver notre événement. Nous reviendrons à notre formule quatre jours en 2022 si la Santé publique le permet», a précisé la directrice générale Mélanie Vincent.