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La plus grande victoire de Carey Price

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Photo AFP Carey Price a été fidèle à sa réputation lors du match numéro 7, hier.

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Avant le début de la série entre le Canadien et les Leafs, je vous avais posé une question qui me paraissait primordiale. Je vous la rappelle : Carey Price est-il encore capable de transporter son équipe sur ses épaules ? La question était légitime après la mauvaise saison qu’il avait connue.

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Price nous a donné une réponse claire et sans appel. Il peut encore garder les siens dans un match et gagner des rencontres à lui seul. Il en a donné une preuve phénoménale dans la série qui s’est terminée par une victoire du Canadien, hier soir, à Toronto.

Le match ultime s’est joué dans la quatrième minute de la deuxième période lorsque Jack Campbell a cafouillé sur un but de Brendan Gallagher. Un tir entre les jambières qu’il aurait dû arrêter.

Les Leafs se sont retrouvés au plancher.

Ils ont été mis hors de combat quand Corey Perry a doublé l’avance du Tricolore avec un but en supériorité numérique avec moins de cinq minutes à faire au deuxième engagement.

Le Canadien, contrairement aux deux matchs précédents, ne leur a pas permis de se relever cette fois-ci. Il s’en est même fallu de peu pour qu’il l’emporte par jeu blanc.

Ç’aurait été la cerise sur le gâteau, mais la victoire était dans le sac.

La joie de Bergevin

Comme Marc Bergevin l’espérait au début de la saison, son équipe venait de causer ses premiers dommages en séries.

À la fin du match, on l’a vu, Bergevin, féliciter chaleureusement Price au banc des joueurs. 

Il l’a sans doute fait avec chacun de ses autres joueurs qui ont livré une performance pratiquement sans faille dans ce septième match.

Le brio de Danault

On pense à Phillip Danault, notamment. À défaut d’avoir marqué dans la série, il a limité Auston Matthews a un petit but.

Le joueur de centre du premier trio des Leafs lui a piqué une petite jasette lorsque les joueurs des deux camps se sont donné la main après la rencontre.

C’était un signe de respect.

Mitch Marner a pour sa part été tenu complètement en échec.

Aucun but en sept matchs.

Matthews, Marner et leurs coéquipiers vont trouver l’été long.

Que s’est-il passé ?

Ils vont se demander ce qui s’est passé après le quatrième match.

Rien ne laissait présager que le Canadien remonterait la pente de la façon qu’il avait joué lors des deuxième, troisième et quatrième rencontres.

Comment expliquer ce revirement ?

Guy Lafleur est-il allé fracasser un bâton dans le vestiaire comme il le faisait à ses beaux jours dans l’uniforme du Canadien ?

Carey Price s’est-il levé pour dire qu’il en avait assez de se taper tout le travail ?

Remarquez bien qu’il aurait eu toutes les raisons de le faire.

Ce qui est sûr, c’est qu’il tenait à gagner à tout prix, et il y est arrivé.

Place aux Jets

Il n’y a pas de raison pour qu’il ne continue pas à jouer de la même façon contre les Jets de Winnipeg.

Le gars est en mission.

Or, les Jets misent aussi sur un excellent gardien en Connor Hellebuyck, dont le taux d’arrêts de ,950 est le meilleur dans les séries de la LNH jusqu’ici.

Mark Scheifele, Blake Wheeler, Kyle Connor, un véritable poison, et Nikolaj Ehlers forment le cœur de l’attaque.

Pierre-Luc Dubois et Paul Stastny sont d’autres joueurs qu’il faudra avoir l’œil. 

Paul Maurice est un excellent entraîneur.

Qui l’emportera ?

Après avoir prédit une victoire des Leafs en cinq matchs, je dois avouer que j’avais de la misère à m’avancer au moment où j’écrivais ces lignes.

Chat échaudé craint l’eau.

J’ai décidé d’aller dormir là-dessus.

On s’en reparle.