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La réalité des pensionnats autochtones: pourquoi se réveiller maintenant?

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Photo Agence QMI, Joël Lemay

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À la suite de la découverte des restes de 215 enfants près d’un ancien pensionnat autochtone en Colombie-Britannique, Michel Jean constate qu’il faut toujours un événement tragique pour que les gens comprennent la gravité d’une situation.

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«Il faut un impact majeur pour réveiller les gens, observe-t-il, en entrevue à QUB radio. Comme Joyce Echaquan: il a fallu qu’elle filme ce qu’elle vivait pour que les gens réalisent que ce que les autochtones disaient depuis des années [...] sur leurs conditions dans les hôpitaux était vrai», s'est-il désolé au micro de Sophie Durocher.

L'auteur et chef d’antenne à TVA et LCN, issu de la communauté de Mashteuiatsh, a écrit il y a quelques années le roman Kukum, qui dénonce la sédentarisation forcée des autochtones. Selon lui, il est important de comprendre que toutes les terribles histoires liées aux autochtones ne datent pas d’hier.

«Dans les pensionnats, on voulait intégrer les autochtones dans la société, dans une optique de les assimiler. On les prenait de force et on les amenait toujours dans des établissements situés loin de chez eux. On les envoyait loin de chez eux pour couper les liens avec leurs familles. On a fait ça pendant plusieurs générations», déplore Michel Jean. 

  • Écoutez l’entrevue de Michel Jean au micro de Sophie Durocher, à QUB radio :  

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