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Morts lors d’un saut en tandem: le parachute de secours se serait mal déployé

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La thèse du bris d’équipement demeure la plus plausible pour expliquer l’accident qui a coûté la vie à deux parachutistes lors d’un saut en tandem samedi après-midi à Gatineau.

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Selon des sources bien informées du dossier, le parachute principal aurait été détaché par l’instructeur pour activer le parachute de secours qui ne se serait pas ou qui se serait mal déployé, provoquant ainsi le plongeon mortel.

«L’accident est actuellement la thèse la plus fortement envisagée, mais nous poursuivons nos démarches afin de déterminer toutes les causes et circonstances exactes de l’événement», a précisé à l’Agence QMI la porte-parole du Service de police de la Ville de Gatineau, Andrée East.

Une théorie qui rejoint les dires d’un autre témoin oculaire de l’événement.

«Vers 13 h 13, j’ai vu un parachute jaune s’éloigner [du tandem] qui a continué à plonger à toute vitesse vers le sol», a raconté Shawn Paquette, qui réparait sa voiture à quelques kilomètres de la scène.

L’instructeur et son client, deux hommes, un âgé dans la trentaine et l’autre dans la vingtaine, ont perdu la vie sur les lieux de l’impact, soit dans une zone agricole au nord de l’aéroport de Gatineau.

Enquêtes multiples

Outre l’enquête policière, le Bureau du coroner du Québec et la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) tenteront aussi de déterminer les causes et circonstances exactes entourant cette tragédie.

Dimanche, des inspecteurs de la CNESST étaient présents sur les lieux du drame, ainsi qu’aux installations de la compagnie GO Skydive pour analyser divers éléments, dont les procédures de pliage des parachutes.

Selon les règlements généraux de sécurité de l’Association canadienne de parachutisme sportif, laquelle compte parmi ses membres GO Skydive, le pliage du parachute de secours doit avoir été effectué au plus tard 180 jours avant le saut par un gréeur titulaire d’une certification valide.

Selon son site Facebook, l’entreprise gatinoise a rouvert ses portes le 19 mai dernier pour la saison estivale. L’Agence QMI a tenté de nouveau de communiquer avec ses responsables, sans succès.

Forces armées

La Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) n’exclut pas de faire appel à l’expertise des Forces armées canadiennes pour examiner les parachutes utilisés lors de l’accident.

Le responsable de l’enquête, Jean-Charles Marengère, est d’ailleurs le même qui avait scruté à la loupe un accident similaire survenu le 8 juillet 2015, alors qu’une instructrice de la même entreprise et son client s’étaient écrasés au sol, évitant la mort, mais subissant tout de même de graves blessures.

«Chaque enquête est unique. Il faudra refaire les mêmes procédures une à une», a toutefois tenu à souligner Alain Trudel, responsable des communications à la direction régionale de la CNESST en Outaouais.

Les résultats de cette enquête devraient être dévoilés dans environ six mois.