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Perte de 73 000 emplois en 2020 dans le secteur de la restauration

Perte de 73 000 emplois en 2020 dans le secteur de la restauration
AFP

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Les quelque 73 000 emplois perdus dans le secteur de la restauration au Québec en 2020 représentent près de 90% des pertes d’emploi totales de l’ensemble de l’industrie bioalimentaire dans la province.

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C’est l’un des constats qui se dégagent du bilan de l’industrie publié mardi par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ).  

Dans l’ensemble, ce sont près de 80 000 emplois qui ont été perdus l’an dernier dans l’industrie bioalimentaire au Québec. 

«La pandémie a frappé inégalement les différentes entreprises de l’industrie [...] Certaines n’ont pas été touchées, d’autres se sont rétablies rapidement et un bon nombre d’entre elles sont encore affaiblies», peut-on lire dans «Le Bioalimentaire économique – Bilan de l’année 2020». 

«Dans un contexte où le bassin de main-d’œuvre disponible était déjà faible avant la pandémie, les services de restauration pourraient avoir de la difficulté à recruter des employés en 2021.»

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Un futur incertain

Plusieurs services de restauration et débits de boissons ont un avenir incertain, mentionne-t-on plus loin. 

«Au Québec, selon des données relatives aux permis de restauration fournies par le MAPAQ, en décembre 2020, quelque 2400 établissements n’avaient pas renouvelé leur permis d’exploitation par rapport à la même période en 2019, ce qui suggère qu’ils ont cessé leurs activités.» 

«Pour le moment, les programmes d’aide financière gouvernementaux et les revenus tirés des repas à emporter ont permis de garder ouverts la plupart des commerces. Toutefois, l’année 2021 sera cruciale pour le nombre de fermetures et de faillites, car une majorité de restaurateurs estiment qu’ils n’auront pas la capacité de s’endetter davantage. Chose certaine, en 2021, le virage vers les repas à emporter et le service de livraison fera partie de l’offre de plusieurs restaurateurs.» 

Les nouvelles normes de distanciation physique ont également contribué à faire baisser les revenus des restaurants (surtout des restaurants à service complet) en entraînant une diminution du nombre de places offertes. Ces facteurs ont entraîné une chute des ventes des restaurants à service complet de 40% par rapport à 2019. 

Après quatre années de croissance, la valeur de la demande alimentaire dans son ensemble s’est contractée de 4,2% en 2020, en raison des effets néfastes de la pandémie, pour s’établir à 49,9 G$ au Québec. 

Malgré la vigueur des ventes en épicerie, les quelque 3,4 millions de touristes internationaux ou de gens d’affaires qui viennent au Québec chaque année n’ont pas été au rendez-vous en 2020.  

«Cela est sans compter la quasi-absence des occasions de se réunir, de célébrer et de festoyer, tant dans le secteur des affaires que chez les particuliers.» 

Bond des ventes en épiceries

En 2020, les ventes alimentaires des magasins au Québec ont fait un bond de 10% par rapport à celles de 2019, du jamais-vu au cours des dernières années. Les mesures de confinement et la fermeture des salles à manger dans la restauration ont contraint les Québécois à cuisiner davantage à la maison. La pandémie a également souligné l’importance de rehausser l’autonomie alimentaire du Québec, notamment en valorisant l’achat local.  

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