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Quand Facebook ne sait plus quoi censurer

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Il y a quelques mois, Facebook, croyant lutter contre les fausses nouvelles, a décidé de censurer les articles évoquant la possibilité que la COVID-19 provienne d’un laboratoire chinois.

Facebook croyait ainsi assainir les mœurs démocratiques, d’autant que cette thèse était associée à « l’extrême droite », et pire encore, aux « conspirationnistes » ! 

Nous le savons, il suffit de se faire coller une telle étiquette pour devenir d’un coup infréquentable. C’est ainsi qu’on chasse une idée de la vie publique et qu’on évite de discuter une hypothèse. Ces étiquettes servent à diaboliser.

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Covid

Mais il y a une semaine, surprise !!! On apprenait que cette hypothèse revenait dans le débat public et devait être sérieusement considérée. Joe Biden lui-même l’envisage sérieusement.

Et d’un coup, Facebook a décidé de la « décensurer ». 

Dire que cette thèse était une fake news était donc une fake news ?

Personnellement, je n’ai aucune idée quant à la provenance de la COVID et je croirai ceux qui présenteront l’explication la plus documentée. Je fais confiance aux autorités scientifiques. 

Mais j’ai une idée, toutefois, sur la censure pratiquée par les réseaux sociaux : elle est toxique, antidémocratique, et ceux qui prétendent lutter contre les fake news se transforment sans le savoir – mais de temps en temps, peut-être le savent-ils – en militants voulant contrôler les idées circulant dans la vie publique. 

Facebook comme Twitter et YouTube devraient se garder une petite gêne avant de se donner le droit de censurer les idées ou les personnes qui heurtent. 

Qu’ils voient là une bonne leçon.

Vérité

Allons plus loin : collectivement, nous devrions nous garder une petite gêne avant d’assimiler à l’extrême droite ou au conspirationnisme les idées qui nous dérangent. 

Avant de les étiqueter pour les salir, nous pourrions les examiner et les discuter. 

Et de leurs côtés, les réseaux sociaux devraient se rappeler qu’ils ne sont pas les gardiens de la vérité.