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Tunnel Québec-Lévis: le ministre Duclos «entend» plusieurs préoccupations

Duclos demande des précisions sur la place du transport collectif

Le fédéral désire en savoir plus sur la composante du transport collectif dans le tunnel Québec-Lévis, a fait savoir le ministre Jean-Yves Duclos.
Photo Dominique Lelièvre Le fédéral désire en savoir plus sur la composante du transport collectif dans le tunnel Québec-Lévis, a fait savoir le ministre Jean-Yves Duclos.

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Soulevant plusieurs préoccupations citoyennes à l’égard du tunnel Québec-Lévis, le ministre fédéral Jean-Yves Duclos a rappelé mardi qu’Ottawa ne finance plus les projets autoroutiers au pays. 

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Le président du Conseil du Trésor et député de Québec, qui commentait le dossier de vive voix pour la première fois, a soutenu qu’il était trop tôt pour prendre un engagement à l’égard d’une éventuelle contribution financière fédérale dans le troisième lien, puisque le Québec n’a toujours pas déposé formellement son projet à Ottawa.

« Le gouvernement fédéral ne finance plus la construction d’autoroutes. La priorité du gouvernement canadien, depuis 2016, c’est le financement du transport en commun », a toutefois rappelé M. Duclos, en marge d’une annonce concernant l’efficacité énergétique.

Ainsi, il n’a pu offrir aucune garantie au gouvernement Legault, qui souhaite une aide « importante » du fédéral en insistant sur l’effet « structurant » de son mégaprojet, dont deux voies sur six seront dédiées aux autobus électriques.

Des précisions

« On doit attendre que ce projet soit déposé au gouvernement fédéral avant de statuer sur la suite », a affirmé M. Duclos.

Selon lui, le gouvernement du Québec doit encore fournir des précisions sur « la nature et l’importance » de la composante du transport collectif, en plus de répondre aux inquiétudes exprimées par des citoyens sur le terrain.

« J’entends des gens dans ma circonscription, dans les quartiers centraux [...] qui se souviennent encore du traumatisme de la construction des autoroutes, en 1960, qui ont éventré et défiguré une bonne partie de leur quartier, donc ce sont des préoccupations que j’entends, mais ce [n’est] pas aux élus fédéraux d’y apporter des réponses, c’est au gouvernement du Québec de le faire », a signalé M. Duclos.

D’autre part, à l’Assemblée nationale, le Parti québécois est revenu à la charge sur le thème du troisième lien, en réclamant la création d’une Agence des transports en lieu et place du ministère des Transports.

Projet de loi de 2013

Le PQ a d’ailleurs déposé, dans cette optique, une nouvelle mouture d’un projet de loi mort-né sous la gouverne de Pauline Marois, en 2013.

« Dix milliards de dollars [pour le tunnel Québec–Lévis], c’est beaucoup d’argent, et ça fait plusieurs décennies au Québec qu’au ministère des Transports, projets de transport riment avec corruption, collusion et patronage », a soutenu en point de presse le chef péquiste, Paul St-Pierre Plamondon.

Le député des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, a déploré « l’aspect politique et partisan » qui transpire, selon lui, de la promesse du troisième lien, un projet « digne des années 1950 ».

« Le Parti québécois est désespéré », a réagi en chambre le ministre des Transports, François Bonnardel.

— Avec Marc-André Gagnon, Bureau parlementaire

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