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Huit ans à l’ombre pour un père qui a agressé sexuellement son fils autiste

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Un homme de Gatineau qui s’est filmé pendant qu’il agressait sexuellement son fils autiste a écopé mercredi d’une peine globale de huit ans de prison pour ces gestes qualifiés d’ignobles et de sordides par la juge qui a rendu la sentence. 

L’homme, qui ne peut être nommé pour protéger l’identité de la jeune victime, avait enregistré sur des fichiers vidéo des scènes d’attouchements et d’actes sexuels qui se sont déroulées dans le sous-sol de sa résidence entre 2017 et 2020.

Il avait aussi fabriqué une poupée à partir d’un matelas de mousse dans lequel il avait sculpté la forme d’un enfant avec des orifices au niveau de la bouche et des parties génitales. Il avait même poussé l’odieux à l’habiller avec de présumés vêtements appartenant à son fils.

«Il s’agit de gestes ignobles et extrêmement troublants, particulièrement sordides pour un parent envers son enfant», a statué la juge Anouk Desaulniers lors du prononcé de la sentence.

La juge a tenu compte de plusieurs facteurs aggravants pour établir la peine, dont l’usage de la force, l’abus de confiance et d’autorité, ainsi que la grande vulnérabilité de l’enfant atteint d’un trouble du spectre de l’autisme, dont la garde avait été confiée au père par la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).

Délinquant sexuel

Ces macabres découvertes ont été faites au printemps 2020 par des policiers lors d’une perquisition au domicile du trentenaire dans un dossier distinct de leurre d’enfants et de possession de pornographie juvénile.

Il avait alors approché un adolescent via les médias sociaux pour qu’il lui fournisse une photo de son pénis en train d’éjaculer en échange d’argent. Le jeune homme avait plutôt envoyé une capture d’écran tirée d’un site pornographique pour toucher les 40 $ promis.

À l'époque, l’individu avait été décrit par un travailleur social comme un homme sans emploi et sans cercle social qui passe ses journées à regarder de la pornographie, à se masturber et à jouer à des jeux en ligne avec des adolescents. Il consommait aussi régulièrement des méthamphétamines.

Pour ces accusations, il devra passer un an de plus derrière les barreaux. En tenant compte de sa détention préventive et de son plaidoyer de culpabilité à toutes les accusations portées contre lui, il lui reste à purger une peine globale de sept ans de prison.

À sa sortie, il devra se soumettre à une série de conditions, dont ne pas être dans un espace public où se trouvent des enfants de moins de 16 ans. Il lui sera aussi interdit d’utiliser Internet ou tout autre réseau numérique. Son nom sera de plus ajouté au registre des délinquants sexuels et il devra fournir un échantillon d’ADN.

L’individu est resté stoïque tout au long du prononcé de la sentence, lui qui comparaissait par visioconférence depuis une salle du centre de détention où il demeure incarcéré depuis son arrestation.