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Natation artistique: le Québec bien représenté

L’équipe olympique canadienne de natation artistique, qui ira à Tokyo en juillet prochain, a été dévoilée mercredi

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Photo courtoisie, Arianne Bergeron L’équipe olympique de Natation artistique Canada a été dévoilée hier. Pour la formation canadienne, il s’agira d’un retour aux Jeux après avoir raté ceux de 2016, à Rio.

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L’équipe canadienne de natation artistique comptera cinq Québécoises dans ses rangs en prévision des Jeux olympiques de Tokyo.

L’annonce officielle de l’équipe a été faite, mercredi, alors que les athlètes sont déjà en Espagne, où elles se préparent pour la Série mondiale qui se tiendra du 10 au 13 juin. Le rendez-vous de Barcelone servira également à sélectionner les trois dernières équipes pour Tokyo.

Le Canada a obtenu son laissez-passer pour la capitale nippone en remportant l’or aux Jeux panaméricains de Lima, en 2019.

Des huit nageuses retenues en plus d’une réserviste, on retrouve Jacqueline Simoneau, qui vivra ses deuxièmes Jeux olympiques après ceux de Rio, en 2016, où elle avait nagé en duo en compagnie de sa grande amie Karine Thomas. 

Simoneau est la seule nageuse qui possède l’expérience des Jeux puisque la formation canadienne n’avait pas été en mesure de se qualifier à Rio, une première depuis 1996, à Atlanta, quand l’épreuve par équipes avait été admise pour la première fois. « Je suis vraiment contente qu’on puisse voyager avant les Jeux, a souligné Simoneau, qui sera de nouveau en action en duo en compagnie cette fois-ci de Claudia Holzner, laquelle vivra ses premiers Jeux après neuf ans avec l’équipe nationale. C’était essentiel qu’on prenne de l’expérience. Vivre les Jeux en équipe sera extrêmement spécial. C’était très touchant de voir le brillant dans les yeux des filles quand nous avons reçu nos vêtements de l’équipe canadienne avant notre départ pour l’Espagne. »

« L’expérience de Tokyo sera incomparable à celle de 2016, d’ajouter Simoneau, qui avait terminé au 7e rang en duo. À Rio, je réalisais mon rêve olympique en compagnie de mon amie la plus proche. Mon ancien entraîneur de plongeon m’avait prévenue. Un premier cycle olympique, c’est le fun, mais un deuxième représente tout un défi. »

Miser sur la jeunesse

Aux côtés de Simoneau, on retrouve notamment Rosalie Boissonneault, la plus jeune du groupe à seulement 17 ans. 

« Il y a toujours une petite surprise, mais je m’y attendais quand j’ai appris la bonne nouvelle, a-t-elle raconté. Comme nouvelle au sein de l’équipe nationale senior, j’avais ma place à gagner et je devais démontrer mes compétences. Je me suis donnée à 100 pour cent à chaque entraînement et j’apportais rapidement les corrections qu’on me demandait. »

« Je suis arrivée au Centre national en août 2020 et mon objectif était de participer aux Jeux de Paris en 2024, a indiqué Boissonneault. Avec le report d’un an, je me suis dit que ça fonctionnerait peut-être pour Tokyo. Le report a été une bonne chose pour moi et je réalise ainsi le rêve que j’avais depuis mes débuts à l’âge de trois ans. Je suis vraiment excitée. »

Boissonneault est la seule des sept nageuses qui se sont greffées au Centre national en août 2020 à avoir été retenue pour les Jeux.

Acrobate de l’équipe, Audrey Joly s’est hissée parmi les meilleures dans son rôle très pointu. 

« À ma position qui est plus spécifique, c’est plus difficile de faire une rotation, a-t-elle expliqué. Même si je ne suis pas très, très surprise, c’est vraiment cool comme nouvelle et j’ai vraiment hâte. Avec l’Ukraine, nous avons les poussées acrobatiques les plus hautes. On veut continuer d’aller plus haut parce que ça permet de nous démarquer. »

Des choix difficiles

Présentes au Centre national depuis 2016 et 2017, respectivement, après avoir nagé ensemble pendant trois ans avec Québec Excellence Synchro, Andrée-Anne Côté et Camille Fiola-Dion complètent le quintette québécois.

« Je m’y attendais d’être sélectionnée, mais je ne me suis jamais assise sur mes lauriers, a raconté Fiola-Dion, qui a fait ses débuts à Rimouski. J’ai dû faire beaucoup de choix au fil des ans qui n’ont pas toujours été faciles et ma sélection au sein de l’équipe olympique prouve que j’ai fait les bons choix. »

Quant à Côté, elle pensait se retirer après les Jeux de 2020 pour commencer ses études en médecine, mais le report d’un an a changé ses plans et elle a décidé de poursuivre jusqu’en 2021.