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Bals de finissants: des jeunes tiennent à leur soirée

Jasmin Montambault, 17 ans, finissant à l’école secondaire
Photo courtoisie À l’instar de milliers de jeunes comme lui, Jasmin Montambault, 17 ans, finissant à l’École secondaire de Donnacona, demande au gouvernement du Québec de revoir sa position sur l’interdiction de tenir des bals de finissants.

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Les jeunes qui seront privés de leur bal de finissants demandent au gouvernement du Québec de faire volte-face dans des pétitions lancées sur le site Change.org et qui recueillent des milliers de signatures.

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Parmi elles, plus de 6000 personnes ont signé celle de Jasmin Montambault, 17 ans, finissant à l’École secondaire de Donnacona, mercredi en fin d’après-midi. 

« C’est la seule façon de montrer notre mécontentement au gouvernement. Le nombre de signatures monte à vue d’œil. À mon école, tout était prévu. Les plans étaient même approuvés par la Santé publique », déplore le jeune homme.   

  • Écoutez l'entrevue de Richard Martineau avec Rosalie Lamoureux, étudiante en 5e secondaire, sur QUB radio:

Le vent de mécontentement et de déception est allé jusqu’aux oreilles du Dr Horacio Arruda, qui s’est engagé ,mercredi à réévaluer la décision d’interdire les bals de finissants. 

Dans leur directive envoyée au milieu scolaire au début de la semaine, les autorités de santé publique interdisent formellement la tenue de bals de finissants. Seules des activités pour souligner le parcours des jeunes se tenant sur les heures de classe sont permises, pourvu qu’elles respectent les bulles-classes et les mesures sanitaires. 

Amenez vos stylos 

Les autorités ont pensé à tout, car on stipule même que chaque élève doit apporter son propre stylo pour signer l’album des finissants.  

Pour Jasmin, comme pour l’ensemble des signataires, c’en est trop.  

« Il est permis de réunir 2500 personnes au Centre Bell pour un match de hockey et de fréquenter des centres d’achat qui sont bondés de monde qu’on ne connaît pas, mais il est interdit de tenir des bals de finissants », s’indigne-t-il. 

« C’est plate que malgré les mesures de déconfinement, le retour en zone orange, on n’ait pas le droit de fêter. Depuis le 20 mars de l’année passée qu’on fait des sacrifices. Quand on pense qu’on a fini d’en faire, on nous en redemande encore », a ajouté le jeune homme.  

Autant les finissants que les professeurs, les parents et les directions d’école ne comprennent pas la logique derrière cette décision, dit-il. L’instigateur de cette démarche ne s’attendait pas à recevoir autant d’appuis et il se dit très satisfait.