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Procès Asselin: l'accusé pourrait-il avoir simulé sa psychose?

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François Asselin, cet homme de 38 ans accusé des meurtres de son père, Gilles Giasson, à Trois-Rivières, et de François Lefebvre, à Sherbrooke, était vraisemblablement en psychose au moment de commettre l’irréparable.

C’est à tout le moins ce qu’a maintenu la psychiatre de la Défense Marie-Frédérique Allard, mercredi, en contre-interrogatoire au procès qui se poursuit au palais de justice de Trois-Rivières.

La psychiatre a expliqué toujours tenir compte de la possibilité qu’une personne simule une psychose en vue d’éviter un procès.

Pourtant, dans le cas de François Asselin, elle a rapidement éliminé cette hypothèse en raison du comportement général de l’accusé. Par exemple, selon elle, des gens qui veulent feindre disent avoir entendu des voix, alors que l'accusé est convaincu que ces voix existent bel et bien.

Le procureur de la Couronne est revenu à la charge, notamment en lui soumettant des articles scientifiques décrivant certains comportements de gens qui simulent une psychose et qui seraient compatibles avec les comportements de l'accusé.

«S'il a simulé, il a réussi à berner beaucoup de monde», a répliqué Marie-Frédérique Allard en rappelant que les notes du personnel de la détention et d'autres membres du personnel médical allaient dans le même sens que ses observations.