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Transparence à la Ville de Québec: Bruno Marchand veut s’inspirer de New York

Annonce de Bruno Marchand sur la transparence
Dominique Lelièvre Le chef de Québec forte et fière, Bruno Marchand, en compagnie des candidats Pierre-Luc Lachance (Saint-Roch-Saint-Sauveur) et Catherine Vallières-Roland (Montcalm–Saint-Sacrement), lors d'une annonce le mercredu 2 juin 2021 au parc de la Pointe-aux-Lièvres.

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Le candidat à la mairie Bruno Marchand veut «ouvrir les livres» de la Ville de Québec et s’inspirer de New York pour la propulser «parmi les villes les plus transparentes en Amérique du Nord et pourquoi pas dans le monde.»

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Lors d’une deuxième annonce électorale en autant de semaines, mercredi, le chef de Québec forte et fière a pris l’engagement de rendre public et accessible l’ensemble des données financières de la Ville de Québec, s’il remporte l’élection en novembre.

Il veut aussi que l’administration municipale partage des suivis fréquents concernant la progression des coûts et les échéanciers des chantiers routiers, immobiliers et autres grands travaux sous sa responsabilité.

La Ville de Québec rend déjà publiques plusieurs informations de nature financière, sur les contrats qu’elle accorde et les travaux.

Comme à New York

M. Marchand estime de son côté que ces données pourraient être communiquées de manière plus proactive et avec plus de clarté pour donner de la «prévisibilité» aux citoyens «et qu’ils soient capables eux-mêmes de questionner, d’enquêter, de soulever des interrogations et que nous on doive y répondre.»

«Cette information-là doit être mise en continu et régulièrement, pas juste trimestriellement ou annuellement», a-t-il affirmé.

L’ancien président de Centraide Québec a donné en exemple un portail de la ville de New York où des graphiques et des tableaux informent les citoyens de la métropole sur les types de dépenses municipales qui connaissent la plus grande croissance, les dépenses par service et les contrats importants octroyés.

Il aimerait «qu’on puisse dire un jour et rapidement, dans les prochaines années, que Québec sera parmi les villes les plus transparentes en Amérique du Nord et pourquoi pas dans le monde», en partant du principe que «nos données sont vos données».

«Ce n’est pas juste de dire : oui, l’information existe sur notre site web, allez-y. Ce n’est pas suffisant. Même si c’est vrai, pour nous ce n’est pas suffisant, ce n’est pas la ville dont on rêve», a-t-il ajouté.

Modalités à préciser

Selon lui, les «modalités» de cet engagement sont encore à préciser. Il a évoqué la création d’un site web, ou encore d’une application mobile qui permettrait à l’aide de la géolocalisation de se renseigner sur les entraves à la circulation dans son quartier.

Sur le terrain, M. Marchand a aussi suggéré que des affiches aux abords des chantiers puissent informer à l’avance les résidents de la tenue des travaux et sur leur durée, leur coût et le résultat attendu.

Selon lui, «il n’y a pas beaucoup d’élus qui proposent ça parce qu’ils se disent qu’après ça, ça va compliquer ma vie une fois élu (sic). Nous autres, c’est un engagement qui est ferme et auquel on ne dérogera pas.»

Troisième lien

En marge de ce point de presse, Bruno Marchand a été invité à réagir à un sondage commandé par la Coalition avenir Québec qui révèle que 60 % des répondants dans la région sont favorables au projet de tunnel Québec-Lévis.

En raison de «zones d’ombre» qui persistent et de préoccupations en lien notamment avec la sortie dans le quartier Saint-Roch, «je ne vois pas comment un maire ou une mairesse de Québec [pourrait] présentement dire non tous azimuts, ou oui tous azimuts [à ce projet]», a-t-il déclaré.