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BOOM X: divertissant et bien ficelé

BOOM X revisite les années de la génération X

BOOM X
Le Journal de Québec

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Après avoir visité, en 2015, les années du baby boom, Rick Miller plonge dans celles de la génération X. La sienne.

À l’affiche de nouveau vendredi à 18 h 30 et samedi à 13 h 30 et 18 h 30, au Diamant, l’artiste torontois qui a grandi à Montréal propose une fois de plus un kaléidoscope d’images, de souvenirs et de musique qui ont parsemé la période de 1970 à 1995. 

BOOM X est un spectacle bien ficelé, divertissant et aussi rempli de nostalgie. Une nostalgie que l’on ressent au son des chansons qui sont devenues la trame sonore de cette époque déjà lointaine et qu’on a envie d’écouter à nouveau.

La table est mise avec Jimi Hendrix qui joue l’hymne national américain à Woodstock, qui marque la fin des années du baby boom, pour plonger dans un autre monde.

Rick Miller réalise à nouveau un tour de force. Il parle en français, il chante et il se glisse, tout au long des deux heures du spectacle, de belle façon, dans la peau de 100 personnages. Des artistes, quatre amis de la génération X qu’il personnifie, des personnages de films et des politiciens. 

Il devient Charlebois, Sting, Bowie et Freddie Mercury, Kurt Cobain, Ronald Reagan, Jean Leloup, Jodie Foster et Anthony Hopkins, Michael Douglas et Éric Lapointe. Les costumes et perruques défilent à toute vitesse.

Un feu roulant

Il revisite en musique et avec des images d’archives les événements qui ont marqué les années « X ».

Les succès, les échecs, les choses qu’on se rappelle et celles, aussi, qu’on a oubliées. 

La mort de Lennon, Tchernobyl, le cruel coup de circuit de Rick Monday qui a empêché les Expos d’atteindre la Série mondiale, Star Wars, l’explosion de la navette Challenger, le poster de Farrah Fawcett, l’arrivée du Mac, Live Aid, la crise d’Oka, Polytechnique et autres événements marquants. Le feu est roulant. Pas de prise de tête. Juste du bon divertissement.

Une image, un événement et une chanson qui ramènent des souvenirs qui font voyager dans le temps.

Certains clins d’œil à des vidéos et pochettes d’albums sont bien tournés. 

Le segment avec Take On Me, avec l’atmosphère du vidéoclip de a-ha, les pochettes des albums solo de Kiss, ou lorsqu’il se glisse dans la peau David Byrne, des Talking Heads, pour chanter quelques lignes de Psycho Killer, pendant qu’une phrase, projetée, fait référence au tueur en série le Fils de Sam. C’est bien tourné et bien ficelé.

Rick Miller se raconte, aussi, à travers ce survol divertissant et cette génération qui est la sienne. Il met un terme à sa performance avec une chanson qu’il a écrite au début des années 90. Le masque tombe.

Deuxième spectacle d’une trilogie, l’artiste plongera ensuite dans l’univers des milléniaux. Et on a hâte.