/sports/baseball
Navigation

Greinke peut comprendre Osaka

Le lanceur des Astros combat des épisodes de dépression et d’anxiété depuis plusieurs années

BBA-BBN-BBO-SPO-LOS-ANGELES-DODGERS-V-HOUSTON-ASTROS
Photo d’archives, AFP Le lanceur des Astros de Houston Zack Greinke n’œuvre pas dans les conditions idéales.

Coup d'oeil sur cet article

Cette semaine, la joueuse de tennis Naomi Osaka a décidé de se retirer du tournoi de Roland-Garros. Elle a confirmé qu’elle avait souffert de plusieurs épisodes de dépression, mais aussi d’anxiété depuis les Internationaux des États-Unis en 2018. 

Au départ, elle avait fait des vagues en décidant de ne pas se présenter aux conférences de presse avant et pendant le tournoi du Grand Chelem. Une attitude qui avait soulevé certains doutes chez les amateurs et les membres des médias. 

Quelques jours plus tard, dans un message sur ses réseaux sociaux, elle a levé le voile sur sa condition. Osaka, une athlète introvertie, souffre d’anxiété. Elle se promène notamment avec des écouteurs sur les oreilles pour contrôler le bruit ambiant. 

Cette histoire est similaire en plusieurs points à celle de Zack Greinke. Le lanceur des Astros de Houston a obtenu le même diagnostic quelques années après avoir accédé aux ligues majeures. 

En 2006, il portait les couleurs des Royals de Kansas City. Après deux saisons en dents de scie, l’ancien choix de première ronde était convaincu qu’il pourrait atteindre son plein potentiel. Toutefois, quelque chose le tenaillait dans son for intérieur. 

Greinke a quitté le camp d’entraînement de son équipe, sans préavis, pour faire le point. À ce moment-là, il est passé bien près de tout abandonner. Il a plutôt décidé d’aller chercher de l’aide professionnelle et une médication adaptée afin de retrouver une certaine normalité dans sa vie. 

Dans sa tête

En raison de la pandémie, les équipes ont disputé la majorité de leur saison 2020 à huis clos. Sans des spectateurs dans les gradins. Pour Greinke, c’était le paradis.

« Il n’y a personne qui essaye de te parler ou de te demander un autographe ou une photo, a-t-il mentionné. Je n’aime pas cela. Pour moi, c’est bien de ne pas les avoir dans les estrades. Plusieurs personnes aiment cela, mais pas moi. »

Il a fait cette déclaration lors des dernières séries. À première vue, on peut penser qu’il ne comprend pas son rôle envers les amateurs ou qu’il n’en a rien à cirer. Toutefois, ce n’est pas le cas.  

Greinke veut simplement faire son boulot au monticule tout en ayant le moins de contacts sociaux possible. Ça peut paraître spécial en 2021. Pour lui, d’avoir des contacts avec les amateurs, c’est une grande source d’anxiété. Il ne veut pas perdre le contrôle. C’est la réalité avec laquelle il doit composer au quotidien. 

Grande timidité

Les Astros, la cinquième équipe en carrière de Greinke, ont tout mis en place afin que leur athlète soit bien dans son environnement. Ils font attention pour ne pas lui donner trop de points de presse ou d’activités avec les partisans. 

Je me souviens d’un Zoom avec lui durant la pandémie. J’étais au courant de sa condition. Greinke n’avait jamais regardé la caméra alors qu’il avait donné ses réponses qui s’étaient limitées à une phrase. J’avais trouvé cela spécial, mais pas de façon négative. 

Il faut lever notre chapeau à Greinke. Le droitier a été capable d’avoir une brillante carrière malgré ses hauts et ses bas. On ne réalise pas ce qu’il a dû surmonter pour être en mesure de livrer des performances devant des foules de 40 000 spectateurs. 

En plus de retirer les frappeurs adverses, Greinke se force à conserver une paix intérieure lorsqu’il est sous les projecteurs. C’est un tour de force qu’il parvient à faire depuis 18 saisons. 

Lorsqu’il accrochera ses crampons, Zack Greinke a de bonnes chances de faire son entrée au Temple de la renommée. On se souviendra de ses brillantes performances, mais surtout les conditions dans lesquelles il les a réalisés.  

À surveiller 

RED SOX C. YANKEES

4 mai, 19 h 05

En raison de la rivalité qui existe entre les deux équipes, les duels Yankees-Red Sox ont toujours une saveur particulière. Les deux formations connaissent des hauts et des bas depuis deux semaines. Par contre, ils sont encore dans la course pour le premier rang de la section Est. Ils veulent surtout éviter que les Rays se forgent une avance trop confortable au sommet.  

MARINERS C. SHOHEI OHTANI

4 juin, 21 h 38 

Au classement de la section Ouest, ce duel ne veut pas dire grand-chose. Par contre, les Mariners ont déjà été victimes de deux matchs sans point ni coup sûr cette saison. Vous connaissez le dicton jamais deux sans trois ? Je ne veux pas dire qu’il y aura un autre match sans point ni coup sûr, mais Ohtani possède l’étoffe pour en réaliser un. Pour le reste, les Angels s’ennuient terriblement de Mike Trout qui est encore blessé.  

METS C. PADRES

4 mai, 22 h 10 

Sur papier, on assistera à un duel au sommet entre deux des meilleures formations du baseball majeur. Les Mets et les Padres connaissent une bonne première moitié de saison. Sur le terrain, les amateurs et les téléspectateurs pourront voir trois des huit plus hauts salariés du baseball majeur. Fernando Tatis jr, Manny Machado et Francisco Lindor ont tous signé des contrats de 300 millions $ et plus au cours des dernières années.  


En feu

BBA-BBN-BBO-SPO-LOS-ANGELES-DODGERS-V-HOUSTON-ASTROS
Photo AFP

Austin Meadows n’est pas étranger aux succès des Rays dans les dernières semaines. Le voltigeur est vraiment la bougie d’allumage de son équipe même si sa moyenne au bâton ne l’indique pas. Il est en feu depuis une semaine. Meadows a maintenant une moyenne de ,450 avec quatre circuits et 10 points produits (avant les matchs de mercredi). Ce qui est encore plus impressionnant, c’est sa moyenne combinée de puissance et de présence sur les buts (OPS). Elle a été de 1 777 au cours des sept derniers jours.  

En panne

BBA-BBN-BBO-SPO-LOS-ANGELES-DODGERS-V-HOUSTON-ASTROS
Photo AFP

Lorsqu’il est arrivé dans les majeures, on s’attendait à de grandes choses de la part de Jarred Kelenic. Il faut croire que la recrue aura besoin de temps pour s’ajuster au niveau supérieur. Celui qui était classé comme le troisième plus bel espoir dans les rangs mineurs n’a pas de coup sûr à ses 17 dernières présences au bâton. Il a été retiré neuf fois sur des prises tout en collectant quatre buts sur balles. Qui disait que c’était facile de jouer dans les majeures ?  

Sur trois prises... 

  1. Quelle mouche a piqué les Rays de Tampa Bay ? Ils sont en feu depuis trois semaines. Ils ont remporté 16 de leurs 19 derniers matchs. Cette séquence leur a permis de s’installer au premier rang de la section Est de la Ligue américaine. Ce qui est impressionnant, c’est qu’on parle d’un succès d’équipe. Ils trouvent des façons de gagner. La preuve ? Ils n’ont aucun frappeur qui possède une moyenne de ,300. De plus, les Rays dominent les majeures au chapitre des retraits au bâton avec un total de 608. 
  2. J’ai parlé de l’incident entre Yermin Mercedes et son gérant Tony La Russa dans les dernières semaines. On ne sait pas si La Russa a jeté un mauvais sort sur son frappeur désigné, mais Mercedes est au neutre depuis leur mésentente sur la place publique. Il n’a obtenu que huit coups sûrs à ses 52 dernières présences au bâton. Sa moyenne a dégringolé et elle est maintenant rendue à ,304. Il sera intéressant de voir si Mercedes va être en mesure de rebondir dans les prochaines semaines. Les White Sox ont besoin de sa contribution. 
  3. C’était la journée hommage à Lou Gehrig dans le baseball majeur cette semaine. La sclérose latérale amyotrophique (SLA) est une terrible maladie. J’ai fouillé sur le légendaire joueur des Yankees. C’était une force de la nature. Lors de la saison où la maladie avait commencé à l’affecter, Gehrig avait frappé pour ,295 avec 29 circuits. Pour lui et les amateurs, c’était une catastrophe. Toutefois, depuis que l’on connaît mieux les effets dévastateurs de la SLA, on se rend compte que ses statistiques étaient exceptionnelles. 

 

6

Cody Bellinger a réussi quelque chose d’exceptionnel mercredi soir lors d’une poussée de 11 points en première manche contre les Cards de St. Louis. En produisant six points lors de ce festival offensif, il est devenu le premier à réaliser cet exploit depuis que les Dodgers ont déménagé à Los Angeles en 1958.  

4 juin 1968Drysdale magistral 

BBA-BBN-BBO-SPO-LOS-ANGELES-DODGERS-V-HOUSTON-ASTROS
Photo courtoisie, Dodgers de Los Angeles

Le lanceur des Dodgers Don Drysdale signe un sixième blanchissage consécutif. Une victoire de 5-0 contre les Pirates de Pittsburgh. Le droitier avait prolongé son incroyable séquence lors de son départ suivant avant d’accorder un premier point en 58 manches et deux tiers. Son record a été battu en 1988 par un autre lanceur des Dodgers, Orel Hershiser (59 manches sans point).