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Le hockey dans ce qu’il a de plus laid

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Photo AFP Jake Evans après le coup vicieux de Mark Scheifele hier.

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Il a fallu que ça se termine par ce que le hockey a de plus laid. Une vicieuse mise en échec de Mark Scheifele à la tête de Jake Evans, qui venait de confirmer la victoire du Canadien en marquant dans un filet désert. Un geste gratuit.

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La Ligue nationale ne s’en sortira donc jamais.

C’est malheureux !

On a l’impression d’assister à une recrudescence des coups à la tête cette saison dans la LNH. 

Si le comité de sécurité des joueurs vient nous dire que les chiffres démontrent le contraire, c’est encore trop.

Le travail effectué par Stéphane Quintal alors qu’il était préfet de la discipline a pris le bord des poubelles. 

Il avait fait beaucoup d’éducation auprès des joueurs lors de son séjour à la tête du comité. 

Les cas avaient baissé considérablement.

Mais c’est revenu comme c’était. Bien des joueurs n’ont pas de conscience.

C’est désolant !

Le match était terminé

Qu’est-ce qui a pris à Scheifele d’aller frapper Evans ?

La rondelle était dans le filet.

Evans n’a eu aucune chance de se protéger.

Bang !

Le joueur du Canadien s’est retrouvé sur la glace pour le compte. Il a été transporté à l’infirmerie sur une civière.

Maudit hockey !

Jusque-là, les deux équipes avaient joué durement, mais sans tomber dans l’excès.

Scheifele mériterait d’être suspendu pour le reste de la série

Conditions remplies

Voyons maintenant ce que j’avais écrit avant cet incident. 

Le Canadien remplit maintenant les quatre conditions qui doivent être remplies pour gagner dans les séries. 

Toute l’équipe joue au maximum de ses capacités. Carey Price est au sommet de son art. Tous les joueurs font montre d’une grande discipline. 

Enfin, tout le monde était en santé jusqu’à ce qu’Evans se fasse démolir le portrait.

Le jour et la nuit

C’est une équipe en parfaite symbiose que l’on a vue à Winnipeg.

Le Tricolore n’a plus rien à voir avec cette formation qui n’allait nulle part lors des deuxième, troisième et quatrième matchs de la série contre les Leafs. On peut même inclure la première rencontre, qui avait été remportée par le Canadien.

Carey Price semblait alors seul sur la patinoire. Pendant qu’il se dévouait corps et âme, plusieurs de ses coéquipiers étaient amorphes. Ils ne produisaient rien. Le déclic a commencé à se faire lors du cinquième match.

Nick Suzuki a donné la victoire aux siens en prolongation. Lors de la sixième rencontre, ce fut au tour de Jesperi Kotkaniemi.

Lors du match ultime, Brendan Gallagher a brisé la glace en inscrivant son premier but des séries.

Contribution des défenseurs

La tendance s’est poursuivie dans cette première rencontre face aux Jets. 

Les défenseurs ont appuyé l’attaque en récoltant six mentions d’aide, eux qui n’avaient totalisé que deux maigres points dans la série contre Toronto.

Nick Suzuki et Jesperi Kotkaniemi ont continué sur leur lancée en marquant un but chacun.

C’est sans oublier le quatrième trio, formé de Joël Armia, d’Eric Staal, auteur d’un but, et de Perry.

Les trois totalisent une quinzaine de points en huit matchs.

Staal, qui ressemblait à un joueur au bout du rouleau en saison régulière, connaît un regain de vie. Il est sur un pied d’égalité au sommet des marqueurs du Canadien avec six buts et il a disputé un match de moins.

On se demandait si le Canadien serait fatigué pour ce match, vu qu’il avait livré une septième rencontre deux jours plus tôt à Toronto.

On n’a pas vu ça.

La baisse d’énergie va peut-être survenir demain soir, mais l’adrénaline fait des prodiges aussi.

Rien ne semble plus vouloir arrêter cette équipe.