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[SONDAGE] L’ampleur de la facture du 3e lien effraie les électeurs

La moitié des Québécois s’oppose à sa construction, selon un nouveau sondage

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Photo courtoisie Un nouveau sondage Léger commandé par le cabinet du troisième groupe d’opposition révèle qu’à travers l’ensemble du Québec, seulement un répondant sur quatre est d’accord avec la décision d’investir 10 milliards $ dans un projet de tunnel comme celui dévoilé par le gouvernement Legault il y a deux semaines.

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Un Québécois sur deux s’oppose à la construction d’un tunnel Québec–Lévis qui entraînerait un investissement de 10 milliards $, selon un sondage Léger effectué dans l’ensemble du Québec.

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Selon le coup de sonde commandé par l’aile parlementaire péquiste, à peine un Québécois sur quatre se dit en accord avec la décision d’investir autant de fonds publics dans la construction d’un tunnel entre Québec et Lévis.

Un répondant sur deux se prononce contre une telle dépense.

Lors de l’annonce du Réseau express de la Capitale, le 17 mai dernier, le premier ministre François Legault a indiqué que la construction du troisième lien devrait coûter entre 6 et 7 milliards, somme à laquelle il faudra ajouter des frais de contingences et de financement qui devraient représenter entre 10 et 35 % de la note.

« Ça risque d’être plus que 10 milliards », craint pour sa part le chef péquiste, Paul St-Pierre Plamondon. Il songe notamment aux dépassements de coûts observés récemment avec le prolongement du métro à Laval, la ligne bleue, les maisons des aînés et les maternelles 4 ans.

Douche froide

Signe que l’ampleur de la facture a refroidi les ardeurs des partisans du troisième lien, même dans la région de Québec, les appuis envers sa réalisation, qui dépassaient 80 % avant les dernières élections, ont dégringolé à 47 %.

C’est environ 10 % de moins que ce qu’indique le sondage Mainstreet commandé par la Coalition avenir Québec, dont les résultats ont été connus mercredi, et qui ne faisait nullement mention des coûts de construction associés au projet.

« Plus on parle du coût réel de ce projet-là, plus on voit la population changer d’opinion », constate M. St-Pierre Plamondon.

À titre comparatif, Mainstreet a tâté le pouls d’environ 1500 électeurs de la Capitale-Nationale, de Lévis et de Bellechasse, alors que la firme Léger a sondé l’opinion d’un millier de répondants à travers la province.

« Moi, ce que je vois dans ce sondage-là, c’est une opposition très claire au projet de troisième lien dans l’ensemble du Québec », a analysé le chef du Parti québécois.

Forte hésitation

Si les appuis au projet de troisième lien semblent perdre des plumes lorsqu’on compare avec les sondages antérieurs, une autre donnée sort du lot : 19 % des répondants ne savent pas quoi répondre lorsqu’on leur demande s’ils sont d’accord avec la décision d’injecter 10 milliards $ en fonds publics dans le tunnel Québec–Lévis.

À Montréal, on retrouve (22 %) deux fois plus d’indécis qu’à Québec (10 %).

M. St-Pierre Plamondon entend dévoiler, cet automne, une proposition d’améliorations au réseau routier actuel sur laquelle travaille actuellement son parti. 

QUESTION DU SONDAGE LÉGER  

Êtes-vous d’accord avec la décision gouvernement du Québec de dépenser 10 milliards $ en fonds publics pour la construction d’un troisième lien, soit un tunnel souterrain entre la Rive-Nord et la Rive-Sud de Québec ?   

  • Oui : 26 %  
  • Non : 54 %   
  • Ne sait pas : 19 %    

RMR Montréal  

  • Oui : 20 %  
  • Non : 59 %   
  • Ne sait pas : 22 %    

RMR Québec  

  • Oui : 47 %  
  • Non : 43 %  
  • Ne sait pas : 10 %    

Autres régions  

  • Oui : 29 %  
  • Non : 52 %  
  • Ne sait pas : 19 %    

Méthodologie  

Sondage web réalisé auprès de 1004 Québécois du 28 au 30 mai 2021. Il n’est pas possible de calculer une marge d’erreur sur un échantillon tiré d’un panel, mais à titre comparatif, la marge d’erreur maximale pour un échantillon de 1004 répondants est de 3 1, et ce, 19 fois sur 20.

Les résultats ont été pondérés en fonction du sexe, de l’âge, de la langue maternelle, de la région, du niveau de scolarité et de la présence d’enfants dans le ménage afin d’assurer un échantillon représentatif de la population québécoise.

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