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Contravention de stationnement: une mairesse est intervenue à cause d’une «injustice»

Sonia Fontaine - Facebook
Photo tirée de Facebook La mairesse de Pointe-Calumet, Sonia Fontaine

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La mairesse de Pointe-Calumet, dans les Laurentides, se défend d’avoir réclamé l’annulation d’une contravention de stationnement émise à une connaissance, mais elle reconnaît être intervenue auprès du chef de police de Deux-Montagnes pour dénoncer cette « injustice » dont elle a été témoin.

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C’est ce que Sonia Fontaine a raconté, hier, à l’occasion d’une audience de la Commission municipale du Québec qui lui reproche d’être intervenue, en 2020, dans le traitement d’un constat d’infraction alors que le dossier était judiciarisé. C’est notre Bureau d’enquête qui avait révélé cette affaire d’ingérence en janvier.

Mme Fontaine, qui présidait aussi le CA de la Régie de police du lac des Deux-Montagnes à l’époque, affirme avoir été interpellée par des citoyens le 1er juillet dernier pour un problème récurrent de manque de stationnement à la « descente à bateaux » de la marina. 

Sur place, elle dit avoir « vu » huit ou neuf véhicules de « touristes » sans vignette et sans contravention alors qu’un seul véhicule – avec une vignette conforme selon elle – avait été ciblé par les agents. Il s’agissait du véhicule du conjoint de Linda Labelle, une connaissance et amie Facebook.

« Je lui dis de contester sa contravention et que je vais lui revenir sur le comment du pourquoi on est rendus là [...]. La vérité, c’est que je suis enragée. Je me dis : “Câline, comment ça se fait qu’ils [les policiers] n’ont pas compris.” »

« Moi, je ne peux pas regarder une injustice en pleine face, tourner les talons et dire : “Arrangez-vous avec vos problèmes.” Ça ne fonctionne pas. Si on commence à faire ça, à quoi on sert ? » a-t-elle exprimé. 

Elle prétend que le chef de police, Patrick Denis, lui aurait ensuite fait miroiter un arrêt des procédures.

« M. Denis m’a dit : “Je m’en occupe”. Pour moi, c’était chose du passé et je ne faisais plus partie de l’équation. »

Une résolution pour en finir

Mais puisque l’affaire « n’en finit plus de finir », Mme Fontaine fera adopter une résolution, en novembre, par le conseil municipal pour annuler le constat de 150 $. Une démarche « légale », dit-elle, validée par la DG de la municipalité, puis le directeur des affaires juridiques de Deux-Montagnes. 

Mme Fontaine et son amie, la mairesse de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, Sonia Paulus, se sont par ailleurs défendues, hier, d’avoir fait pression sur le procureur au dossier avant l’annulation du constat.  

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