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Encore de la poudre aux yeux de GNL-Québec

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En annonçant un « partenariat stratégique » avec un groupe allemand, GNL-Québec essaie de convaincre le gouvernement que son projet polluant mérite son approbation.

C’est de la poudre aux yeux ! 

Écoblanchiment

Contrairement aux arguments de l’industrie gazière, l’Allemagne n’a pas besoin du gaz fossile pour se libérer du charbon. Ses filières en énergies renouvelables sont en pleine expansion. 

À l’écoute des experts scientifiques, elle a bien compris que la neutralité carbone ne passe pas par le gaz naturel liquéfié (GNL). Il est trop polluant pour être qualifié d’énergie de transition.

Le rapport du BAPE rapportait d’ailleurs qu’à lui seul, GNL-Québec contribuerait à augmenter de 45 mégatonnes par année les émissions de GES. Une nuisance pour la transition énergétique.  

Il faut sortir des énergies fossiles, y compris du gaz !

Dans son dernier rapport, l’Agence Internationale de l’Énergie invite les pays à renoncer au développement de nouveaux projets d’exploitation pétrolière et gazière. Elle insiste sur la nécessité d’investir massivement dans les énergies renouvelables. 

Ainsi, il n’est pas étonnant que les investisseurs se retirent de plus en plus des énergies fossiles. Elles le font pour des raisons économiques sachant que l’avenir est ailleurs.

Pas d’acceptabilité sociale

Le Hanseatic Energy Hub, avec qui GNL-Québec annonce collaborer, fait face aux mêmes défis d’acceptabilité sociale dans son pays que GNL-Québec ici. 

Son projet de terminal d’importation de gaz fossile et de regazéification près d’Hambourg est encore moins avancé que GNL-Québec. Il y est tout aussi contesté qu’ici, dans un pays qui vient de rehausser ses ambitions climatiques et où les Verts sont en tête dans les intentions de vote. 

Espérons que le gouvernement Legault sera assez intelligent pour ne pas se laisser berner par de fausses promesses. Il doit suivre les recommandations du BAPE et dire non à GNL-Québec.

Il est temps de dédier notre énergie à des projets économiques rassembleurs qui contribueront à protéger l’avenir de nos enfants. GNL-Québec fait tout le contraire !